| Rainer Maria Rilke
Hortensia bleu
Comme le dernier
vert dans les pots de couleurs
Telles sont ses
feuilles : sèches, rugueuses, émoussées,
Derrière les
ombelles de fleurs, dont le bleu
N’est pas d’elles,
mais le reflet d’un bleu lointain.
Elles le reflètent
épars et imprécis
Comme si elles
voulaient le perdre de nouveau
Et comme sur les
vieux papiers à lettres bleus
Il y a du jaune, du
gris, du violet en elles ;
D’un tablier
d’enfant le teint délavé,
Quelque chose qu’on
ne porte plus, à quoi plus rien n’arrive :
Comme on ressent la
brièveté d’une vie.
Pourtant tout à
coup le bleu semble renaître
Dans une des
ombelles et l’on perçoit
Un bleu émouvant se
réjouir du vert.
|
mercredi 29 mai 2013
Hortensia Bleu
dimanche 26 mai 2013
Courrier secret et petit sac rouge
jeudi 23 mai 2013
LE RETOUR
un verni rouge
vert
du bleu et des feuilles que l'on mâche
sous les frondaisons - le vieux mur de pierre.
Il y a des lézards
un peuple de mouches
agglutinés en crevasses de grottes troglodytes
Il y a des petites mésanges qui s'échappent un brin d'herbe dans le bec
Il y a des chants amoureux couvrant le cœur des amants
enfin te voila belle, les joues amoureuses
Les roses font un tapis de facture indienne
Des mots, de merveilleuses phrases, des chants, des étreintes,
Boire le musc,
alors il y a mimétisme,
et c'est le chant des anges,
ceux vêtus de bleu
Ce sont les danses anciennes, la chevelure au vent.
©jan petrus
vendredi 17 mai 2013
FRANCISCO NIEVA
Les acteurs sont de cette espèce de travailleurs qui peuvent mener, en partie une vie désordonnée, mais qui, au moment d'accomplir une tâche précise, sont des travailleurs absolument paradigmatiques, exemplaires, quasiment monacaux et prêts à se sacrifier. S'il est bien une personne pour laquelle le travail est sacré, c'est l'acteur à la vocation éprouvée. L'attrait de cette profession réside dan ce détail-là.
Le secret des acteurs, FRANCISCO NIEVA
C/C
jeudi 16 mai 2013
SYNOPSIS du Conformiste
Synopsis []
1917. Quand il avait treize ans Marcello Clerici, ayant été sexuellement agressé par le chauffeur Lino, lui a pris son pistolet et l'a déchargé sur lui. Depuis, des sentiments de culpabilité le poursuivent à cause du meurtre qu'il croit avoir commis, et le besoin se développe chez Marcello de s'adapter en devenant le plus possible normal et sociable. Cette envie est renforcée par la répugnance que lui inspirent ses parents (son père est à l'hôpital psychiatrique, sa mère est une toxicomane toute décatie) et par son homosexualité qu'il n'ose pas avouer. Dans l'Italie fasciste, il fait carrière en tant que fonctionnaire et, en 1938, par l'entremise de son ami Italo il entre dans la police secrète. En même temps, il veut trouver une femme pour se marier avec elle et son choix tombe sur Giulia, une petite bourgeoise, pas particulièrement intelligente. Il propose à la police secrète, pendant sa lune de miel à Paris, d'espionner son ancien professeur Luca Quadri, qui est maintenant un des principaux dirigeants anti-fascistes.
Alors qu'il est en route pour retrouver Quadri, Marcello reçoit à Vintimille l'ordre de l'assassiner. Avec Giulia il rend visite à Paris au professeur, qui vit dans un exil doré avec Anna son épouse française. Anna se rend vite compte des intentions hostiles de Marcello et le lui fait comprendre. Il lui fait sentir qu'il la désire. Quand par la suite Anna se retrouve seule avec Giulia, elle réussit à avoir avec elle des contacts sexuels ; pendant ce temps elles sont observées par Marcello qui s'en va à nouveau. Alors que Marcello est parfaitement au courant, Manganiello, l'agent de la police secrète, ne cesse de suivre les deux couples pendant qu'ils vont faire du shopping et participer à une soirée dansante. Le professeur confie qu'il doit se rendre dans sa villa de Savoie qui se trouve dans un lieu écarté, Anna doit le rejoindre plus tard. Marcello saisit l'occasion pour organiser le meurtre du professeur de sorte qu'Anna ne soit pas tuée elle aussi : il fait préparer un piège pour Quadri quand il sera en route pour la Savoie. Toutefois, à la dernière minute, Anna décide de l'accompagner, déçue de n'avoir pu gagner l'affection de Giulia. Quand Marcello l'apprend, il suit Anna avec Manganiello dans une voiture pour la sauver. Ils rejoignent le couple dans une forêt, où Quadri est tombé dans le piège de la police secrète et est poignardé. De la voiture Marcello observe le meurtre. Quand Anna en suppliant frappe contre la vitre, il la regarde sans réagir. Elle fuit dans la forêt, où les sbires l'abattent.
Cinq ans plus tard, en 1943, il vit avec son enfant et Giulia dans l'appartement de cette dernière où ils ont dû accueillir des réfugiés de guerre. Le jour de la chute du gouvernement de Mussolini, il rencontre à nouveau dans la rue Lino, qu'il pensait avoir abattu d'un coup de feu en 1917. En fait, il ne l'avait pas tué mais seulement blessé. D'une façon embrouillée et confuse Marcello crie aux passants que Lino était un fasciste et un assassin et que c'est lui qui a tué le professeur Quadri. Après l'effondrement du système politique qui est aussi celui de la grande erreur de sa vie, la scène finale le montre en train de se diriger vers un jeune prostitué nu.
LE CONFORMISTE
Le
scénario est rédigé par Bernardo Bertolucci d'aprés le roman
d'Alberto
MORAVIA :Le Conformiste.
C'est
une analyse de la mentalité fasciste qui en explore la motivation
sexuelle. Marcello est un italien lâche qui passe sa vie à se
conformer à
ce
que font les autres.
Une
telle normalité fait qu'il rejoint le parti fasciste Italien comme
moyen de disparaître dans la foule en en faisant partie.
Bertolucci
utilise l'art et le décor des années 1930 qu'il associe à la
mentalité fasciste et à l'époque.
*
SAINT SUAIRE
| SAINT SUAIRE. Sorti de l'ombre, image impalpable le chant des êtres immatériels croise un regard intèrieur. |
REGARD SUR LA NORMALITÉ
REGARD
SUR LA NORMALITÉ.
La
Normalité est l'état, le caratère de ce qui est conforme à la
réalité, à la norme, à ce qui est considéré comme l'état
normal.
CE
QUI EST CONFORME:
Le
coformisme c'est selon le psychosociologue Roger Mucchielli
l'attitude sociale qui fait que nous nous soumettons aux opinions,
aux règles qui représentent la mentalité collective.
« Le conformisme se manifeste par le fait qu’un individu modifie ses comportements, ses attitudes, ses opinions, pour les mettre en harmonie avec ce qu’il perçoit être les comportements, les attitudes, les opinions du groupe dans lequel il est inséré ou il souhaite être accepté » - Jean-Paul Codol, 2001
Le
conformisme est généralement considéré, aussi bien en sociologie
qu'en politique,
comme une faiblesse
individuelle, une difficulté à s'affirmer en tant
qu'individualité.
Car le conformisme n'est pas seulement une adhésion mimétique
avec un cercle d'opinion, c'est également l'adoption des attitudes
du groupe auquel on veut adhérer ou duquel on subit l'influence ou
la pression. Ainsi, derrière la vision d'un conformisme de classe se
cache une cascade de conformismes comportementaux qui sont cultivés
et recherchés par des groupes de pression dont les intérêts
sont économiques, politiques ou religieux, avec en arrière-plan
l'idée commune d'asseoir et consolider un pouvoir
ou une hégémonie.
On
rencontre le conformisme dans les différents types de corporations
ou de corps.
Le
conformisme est répandu dans les environnements sociaux tels que les
établissements d'école primaire et secondaire, voire dans les
universités (on pense notamment aux fraternités où il est question
d'acceptation).
On
dit d'une attitude, comme par exemple « suivre la mode »,
qu'elle est conformiste lorsqu'elle va dans le sens général. C'est
l'ambivalence de l'intégration sociale : « Faire comme
les autres, être
comme les autres,
ne pas se distinguer des autres ».
lundi 13 mai 2013
L'ARBRE À PALABRE
Il
repose solidement sur ses deux pieds. Ancré au sol.
C'est
l'arbre sacré. L'arbre gardé jalousement par les femmes du village,
comme on surveille le nouvel époux.
Il
a de multiples visages, multiples regards, multiples oreilles. Ses
différentes bouches servent à le nourrir, ce sont des porte voix
qui peuvent murmurer des mots doux et plein de sagesse, il projette
sa voix très loin, dans la brousse et parmi l'entrelacs des étangs
et des rivières.
C'est
un griot souverain. Le plus grand par sa hauteur et son envergure. Le
baobab n'est qu'un petit buisson à son côté. A moins que ce ne
soit le roi des baobabs dans une autre vie. Son regard est vif. Ses
yeux transpercent les visages et vont fouiller jusqu'au plus profond
de l'âme de son interlocuteur.
dimanche 12 mai 2013
LE CHEMINEMENT
<<
Dans la conception hindoue, l'extase érotique est l'image de l'
amour >>
Alain
Daniélou. Le labyrinthe
*
Le
miroir me renvoie l'image d'un visage buriné
Des
yeux dans lesquels des larmes vont et viennent
Elles se répandent sur le visage, le long des plis du cou,
dans
la chemise entr'ouverte sur mon torse amaigri.
*
De
très loin viennent ces mots:
« L'étrange
palais cache la flamme chaste »
Vierge
écartelée
Chambre
nuptiale aux senteurs de mandragore
Tonnelles
embaumées de rose
Murs
de terre et de paille desséchée
Des
galeries humides,le son d' un pas sur le sol,
Une
cathédrale se dresse au centre du soleil
L'éveil
vient de très loin,
J'écris
et je transmet ce qui revit.
Des
petits hommes m' interpellent
Des
jeunes
Filles
et Garçons m'étreignent l' épaule.
Le
corps douloureux est au repos.
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