samedi 28 février 2015

LE POÈTE EST AU CENTRE DE TOUT
COMME UN ÉCHO SONORE

SG Hoffmannsthal 1903


Ce qu’il y a dans la tête de l’Ange.


Laissons la pensée s’ouvrir comme une fleur.
Les pétales s’écartent, s’envolent les désirs,
les joies, les tristesses,
la nudité du sentiment,
sa froideur,
sa distance se perd au fond du labyrinthe,
se cogne contre le mur,
cherche l’issue.
Les multiples éclats, bribes de mots,
de gestes,
mouvements amorcés,
interrompus,
repris,
répercutés,
retenus.
Une caresse, une larme, un cri, la nuit, alors que
les étoiles veillent.
Le bruissement des feuilles, le brouillard,
un phare surgissant, luciole automobile.
Le silence
troublé par le chant de l’oiseau nocturne,
le pas sur la route,
le torrent qui n’en finit pas de se répandre au cœur
de la vallée, une sonnaille dans le lointain…
Laissons la pensée s’ouvrir comme une fleur,
les mains parcourir les courbes,
les creux, les doigts écarter, explorer,
les larmes brouiller le regard
le sourire s’éteindre envelopper le corps étendu.

Laissons la pensée s’ouvrir comme une fleur.


©christiancazals



mercredi 25 février 2015

EDITIONS IN OCTAVO

de Christian CAZALS.  HARMONIE  /  Nativité de l'enfant roi

Le guerrier bleu veille l'enfant né sous les étoiles.
Des pierres ciselés par le gel lui font une couche de fortune et le brouillard
remonte de l'oued un épais manteau de laine fluide.

Le guerrier bleu veille l'enfant né sous les étoiles et prend la main de la femme aux yeux de lac
des hauts plateaux.

Ensemble ils ont repoussé la roche friable, portail millénaire fissuré par le vent.

L'enfant dort.

Une chamelle lui offrira son lait et le chien décharné, nourri de grillons, une langue chaude sur le front.

Le peuple du désert se met en marche et des pistes innombrables sillonnent les dunes,
s'entrecroisent du Nord au Sud, du Levant au Couchant.

Une étoile, une lune, le prince de l'oasis la plus lointaine, une cruche d'eau fraîche puisé
au puits très profond désigné par l' ange quand il fait chaud et que le silence caresse nos oreilles.

Ce sont les offrandes faîtes à l'enfant, l'enfant né de la rencontre fortuite du guerrier bleu et de la femme aux yeux de lac des hauts plateaux.

L'enfant dort.

À l'aube d'un geste simple, l'enfant repoussera le guerrier bleu, la femme cachée, et son regard bienveillant aidera le vieil homme perdu sur les piste du désert.

Son regard bienveillant caressera le soldat égaré, assoiffé de sang.

À l'aube, d'un geste simple, l'enfant enveloppa le monde dans son lange étoilé,
Le geste du pêcheur lançant le filet
Le geste du pêcheur recouvrant l'infini.



National Géographic


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mardi 24 février 2015

Pochette de l'album Horses, 1975.
Robert MAPPLETHORPE.



Je dormais lorsqu’il est mort. J’avais appelé l’hôpital  pour dire bonne nuit une dernière fois, mais il avait sombré, sous des couches de morphine. J’ai pressé le récepteur contre mon oreille pour écouter sa respiration laborieuse à travers le téléphone, sachant que je ne l’entendrais plus jamais.
Ensuite j’ai rangé mes affaires avec calme : mon carnet, mon stylo à plume.  L’encrier cobalt qui lui avait jadis appartenu.
.../...
Le téléphone a sonné. Je me suis levée pour répondre.
C’était Edward le frère de Robert. Il m’a dit qu’il avait donné un dernier baiser à Robert comme il me l’avait promis. Je suis restée inerte, figée, puis lentement comme dans un rêve, je suis retournée à ma chaise.
A cet instant, Tosca a commencé la sublime aria<< Vissi d’arte>> J’ai vécu pour l’amour, j’ai vécu pour l’art.  J’ai fermé les  yeux et joint les mains La providence décidait des termes de mon adieu.

Avant propos « just kids » Patti Smith
JE LA  VIS...




lundi 23 février 2015

UNE LUTTE UN COMBAT

PATTI SMITH - BRUCE SPRINGSTEEN

lire en full screen.

FAIRE LE BONHEUR DES MOTS

FAIRE LE BONHEUR DES MOTS 



  Aujourd’hui, au petit matin, il y avait des nuages sombres


 Mon regard par la fenêtre plongeait dans une immensité de champs inondés
 Une lourdeur était en moi.
 Je me suis souvenu de ses quelques mots... Poignants Mots UN PEU/ BEAUCOUP NOIR Je me souviens de ce mail.
 Alors il y a eu comme un flot d’énergie.
 Ma lutte fut celle du combattant dans le désert.
 Du méhariste en tête de colonne.
 Le chant d’une femme et soudain il y a eu des couleurs. ROUGE JAUNE Le FEU...... 
UNE PASSSION


©christiancazals 2015