samedi 15 septembre 2012

POUR UN ANGE OBSTINÉ

IL bondit
les jambes circonflexes - respiration précipitée -
battement d'un cœur qui se donne et reprend dans un transport fusionnel,
larmes et regard troublé,
Élytres des cigales
frottées inlassablement.


CHANT D'UN ÉTÉ INSOUCIANT.

J'assiste à l'arrachement des chairs,
Enveloppe de l'os fragile du corps déformé.

Une légère brise agite les palmes et les branches du cèdre du Liban:
alors le babil de l'enfant,
son jacassement
dans les bras de la mère nourricière.

Et moi: Désir d'une respiration à pleins poumons.
Le chant de l'insecte paresseux a cessé.
Peut-être trop de bruit dans les allées forestières.

Calme. Repos. 




(jardin Hal St ÉLOY. 14/07/2007. 17h25)
Cèdre du Liban.  Hal St ÉLOI ( Montpellier)




vendredi 14 septembre 2012

VISIONS D'AFRIQUE



Visions d'Afrique.


L'immense forêt de bananiers cache le ruisseau et l'oiseau de feu aux ailes phosphorescentes étire ses ailes en les lissant dans un mouvement gracieux de la tête et du cou. La lune se couche et le soleil monte à l'horizon. Un rouge feu envahit le lointain qui devient le lieu d'une méditation profonde, la réflexion quotidienne des travailleurs de la terre, celle aussi du griot qui psalmodie et distribue aux malades les herbes médicinales.
J'ai vu une femme vêtue d'un boubou de couleur sombre marcher dans la rizière. Les pieds s'enfonçaient et le sol ainsi labouré donnait naissance aux jeunes pousses du riz qui serait l'alimentation quotidienne du village.

mercredi 12 septembre 2012

JÉRUSALEM de Michel VAN HAMME

JÉRUSALEM  de Michel  VAN  HAMME




JÉRUSALEM




Il vient de replier son message
Verse quelques larmes
Murmure des mots que je n'entend pas
Vient de baiser le papier replié
Le glisse dans une anfractuosité du mur.

Son regard plonge au cœur de la muraille.
Il prie.

Jusqu'à la nuit
Les fissures de la muraille,
Soutènement du temple,
Recevront les plaintes
Et les demandes.

Les larmes s'écouleront le long de la barbe en boucle.

Le Mur... Réceptacle.
Cœur de la pensée.

*


©boucherif 




LE MUR

mardi 11 septembre 2012

LES PETITS MATINS

Les petits matins sont frais.
Presque froids.
La nuit desserre son emprise
chante le chardonneret
une grive se querelle
se cache le rouge gorge
Les ange prennent leur essor, une poussière lumineuse,
les étoiles pâlissent,
la lune met un masque,
les lèvres des amants se séparent
leurs corps épuisés par les ébats nocturnes
se détachent,
leur chant est silencieux
des larmes
la jouissance du petit matin.

Le cavalier solitaire
parcourt une lande de bruyère
la rosée
l'étalon noir, luisant,
le sexe tendu
la mousse rosée sous le cuir de la selle.

Le hennissement du mâle.