samedi 6 septembre 2014

UN MONDE MYSTERIEUX

L’eau, l’enfant.


A l’heure où la rosée monte du sol et enveloppe le corps des amants

                                                                  - gelés, pétrifiés-

Le soleil peine à passer quelques rayons par dessus les montagnes,
encore la nuit,
enfant,  je marche d’un pas décidé sur le chemin de terre qui longe la rivière.
Le torrent qu’elle fut dans les montagnes s’épanche à cet endroit et s’élargit.
Les berges de sable caillouteux deviennent des hanches de femme alanguie offerte dans la nuit douce qui disparaît pour laisser la place au matin odorant,
matin frais de rosée, de chants d’oiseaux et de cris de chiens errants.
Des sauts de poissons irisent la surface sombre  parsemée de mouches, d’insectes à pattes fines et désarticulées, de fleurs, de ronces et de serpents d’eau qui filent jusqu’au hautes hautes herbes des prairies.

Le jeune promeneur solitaire, canne à pêche sur l’épaule, bottes crottées, avance d’un pas décidé vers ce qui le début du séjour attire, fascine.

Le gouffre

C’est presque un lac. Un lac d’eau dormante après la chute sur les rochers.
Assis sur l’arbre abattu par la foudre contempler ce miroir d’eau sombre.
Les vieux du village racontent les soldats abattus précipités dans ce linceul frissonnant, les enfants nés et noyés aussitôt.
Que retirer de cet insondable trou d’eau !
Il n’y a pas de fond disent les femmes voilées.
Peut être  une correspondance avec un monde mystérieux.


©CHRISTIAN CAZALS 08/2014





Art Nouveau
ECOLE DE NANCY


Lunéville.
MULLER  Frères.

DESAFFECTIONS URBAINES Dicko HARANDANE Africulture

Désaffections urbaines, 8
Désaffection urbaine

vendredi 5 septembre 2014

ATTENDRE....FRAGMENTS

LA NUIT...LE SONGE


Une route longe le précipice
Et le vertige
l'impressionnante douleur au ventre

POURQUOI TON VISAGE CONTRE LE MIEN

les larmes couleront plus facilement quand mes doigts
pénétrant sous la terre
découvriront le fin reflet de l'Ange
griffé par le temps.

UN SOMMEIL AMOUREUX
  

jeudi 4 septembre 2014

ARMAGEDDON




ARMAGEDDON
ARMAGEDDON
HARMAGEDDON
                   
                         Mont de Galilée
Combat final entre le BIEN et le MAL.

609 Avant J C

Roi Josas
Au royaume du Sud
royaume de Juda,
défait sur la colline fortifiée de Meggido
HAR MEGGIDO.


mercredi 3 septembre 2014

SOL Y SOMBRA

J’ai les sensations fortes d’un chien de lune
Les cornes d’un taureau et ses couilles exsangues dans l’arène
 il est étendu «a sol »
J’ai les sensations du loup affamé grattant les portes de la bergerie
et les sensations du berger
les sensations du loup hurlant la mort
la mort du taureau et la foule hurlant la foule « a sombra ».

sur le sable le sang répandu.


©christiancazals

BERTRAND CANTAT " Nous n'avons fait que fuir".



NOUS N'AVONS FAIT QUE FUIR
NOUS COGNER DANS LES ANGLES
NOUS N'AVONS FAIT QUE FUIR
ET SUR LA LONGUE ROUTE
DES CHIENS RESPLENDISSANTS
DEVIENNENT NOS ALLIES

THE DROOPY

Houelle

ROUGE

Le rouge c'est une des trois couleurs primaires.
Sa longueur d'onde est comprise approximativement entre 625 et 740 nm.
C' est une couleur ambivalente et symbolise les sentiments extrêmes comme la colère et la passion.
Couleur du sang et du feu c'est la couleur chaude par excellence.
Évoque le danger extrême et stimule nos sens plus que tout autre.
ROUGE
Les pigments rouges ont été maîtrisés et utilisés par les hommes dans l'art rupestre dès le paléolithique. 

mardi 2 septembre 2014

VERBATIM 1

Vous êtes écrivain et donc vos mots ne vous appartiennent pas _ ce sont les mots des pauvres, des muets, des bêtes, des arbres, que sais-je encore. Un écrivain est un grand non par lui-même mais par la grandeur de ce qu'il nomme...

CHRISTIAN BOBIN " Un désordre de pétales rouges".

Commençons par une histoire. Elle est vraie. Elles est arrivée à un ami écrivain. Les histoires qui nous arrivent viennent du fond de notre  coeur. Elles viennent du plus lointain et rien n'est plus lointain que  que le fond sans fond de notre coeur. Ce qui arrive ce soir-là à un écrivain s'est mis en marche depuis des années. Ce qui arrive est une rose rouge, brûlant dans la main d'un jeune homme L'écrivain est assis derrière une table. Il signe des livres. Le jeune homme s'avance. Il a l'air triste.
Il a mis la tristesse sur son visage et il regarde brûler sa tristesse dans la rose qu'il tend à l'écrivain 

lundi 1 septembre 2014

DES GESTES /

... des gestes, des sourires et le regard des jeunes filles.

                                                                          elles savent comment étreindre

                                                                          comment faire pour...


la marche est belle

dans la forêt
parmi les éboulis.

- la marche est belle dans l'eau en flaque
dans l'eau du lac -


j'ai vu les nymphes

leur danse
le val est le réceptacle de leurs amours.

le corps frémit.


le bassin est un lieux sacré
emprisonne leur danse rituelle

                                                en écho leur chant.
                                                lumineux.
 Et se sont les rires en éclats.
 Les corps se courbent.  



NYMPHEAS