samedi 15 novembre 2014

EN MÉMOIRE DE....


La Chute libre






Pleine Inconscience
Noir en moi depuis 15 heures
Douceur du visage
retrouvé
couloir hôpital
long
marcheurs et marcheuses multiples
douleur au poignet

SANG. 
Carré blanc sur Fond Noir (Malévitch)          




Hommage à celle qui fut notre modèle photo. Elle abandonna son corps pour disparaître dans l'éternité.
                                                                                                                                                                                                      Cz
billet: Neige.

LA SALLE D'ATTENTE


TEXTE: La salle d'attente.

Chaulée de blanc. Petites affiches sur les murs. Vous buvez trop d'alcool!!! Vous fumez trop. Cigares et nuages de fumée. Et les produits illicites!! STOP!
Vitrines coulissantes. Évier, poubelle;
Écrit sur la porte vitrée opaque: Attente brancards.
Et puis geste technique. Hommes & femmes en vert. le calme dans le déplacement et la couleur.
Le patient, étendu, fixe un plafond immaculé.
Sonde, anesthésie, orifice pénétré. 
Puis la salle de réveil. Musique, paroles dispersées.

Approche.

vendredi 14 novembre 2014

de Philippe Jaccottet



Avec le vent déchaîné d'aujourd'hui, les feuilles usées, rouillées, montent et tourbillonnent comme les braises éparpillées d'un feu; et croisent des oiseaux que les premiers froids rapprochent déjà des maisons. 

NEIGE

SACRED BUDHA STRAIGHT TO THE HEART (voir la vidéo en full screen)


SACRED BUDHA




Effleurer le visage 
l'emplacement du cœur
le ventre et le palper
suivre le parcours des chakras.

Méditer devant les images d cette vidéo.

BIENTÔT LA NEIGE

christian-cazals:

La neige, épaisse, chaude, et son silence feutré.
Les pas s’impriment et le sillon du traineau se creuse au fil du jour.
Sur le banc les amoureux s’étreignent.
LE BANC



La neige, épaisse, chaude, et son silence feutré.
Les pas s’impriment et le sillon du traineau se creuse au fil du jour.
Sur le banc les amoureux s’étreignent.

LES PRÉMICES DE L'HIVER.

LES PRÉMICES DE L’HIVER.



Source:biteyourtongueturnsintoblood

PROMÉTHÉE, tumblr Cazals Christian

jeudi 13 novembre 2014

ABIDJAN

BELLES RETROUVÉES

©Eliane de Latour



Go de nuit : Abidjan, les Belles retrouvées Paris | France | 13|11|2014 > 07|12|2014 www.maisondesmetallos.org

Maison des Métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris, France
tel. 01 48 05 88 27
Visites guidées avec Éliane de Latour samedi 15 novembre > 14h30 jeudi 20 novembre > 19h entrée libre, réservation conseillée




Des go (jeunes filles) se vendent dans des ghettos à Abidjan aux prix les moins élevés du marché : 1,50 euros la passe. À l’origine, elles sont venues des zones militarisées du nord lors de la partition de la Côte d’Ivoire en deux (2002). Elles entrent dans la prostitution à l’âge de 10-15 ans à la recherche d’une liberté hors des contraintes familiales particulièrement dures dès qu’une fille devient pubère. Analphabètes, en majorité musulmanes, elles souffrent avant tout de l’opprobre social à laquelle elles répondent par la violence, la provocation, les lames de rasoir. En transgressant les valeurs collectives, elles font peur, devenant par là même des parias loin de tout, même des territoires de la prostitution professionnelle. L’image photographique a été la pierre angulaire qui a permis à Éliane de Latour de créer des liens avec elles. Alors qu’elles se pensaient la lie de l’humanité, les go se sont trouvées belles et réhabilitées dans les premiers portraits que l’anthropologue, réalisatrice et photographe a réalisés de 2009 à 2011 et que nous avions exposés en novembre 2011 sous le titre : Go de nuit. Abidjan, les Belles oubliées. Grâce à cette exposition, Éliane de Latour a récolté une aide financière qu’elle avait promise de leur apporter sous forme de projets. Trois ans et une guerre civile plus tard, Éliane de Latour retourne à Abidjan pour leur offrir abri et réinsertion sociale, ce qui l’a rapprochée encore plus de celles qu’elle a réussi à retrouver, très étonnées qu’elle eût tenu parole. « De cette nouvelle place qu’elles me donnaient, j’ai saisi leur force intérieure et leur grâce emplie d’un furieux désir de liberté », explique Éliane de Latour. « Je les regarde là où on ne les attend pas, au plus profond du partage de nos subjectivités. Une photographie qui nous rattache par le beau plutôt qu’une photographie de la souffrance en spectacle. »

Dans le cadre du Mois de la Photo à Paris, novembre 2014


mercredi 12 novembre 2014

Se détacher d'elle
et se réfugier dans une encoignure
délabrée
de deux immenses murs
qui cachent la ruelle infecte
au soleil d'un été finissant.
*
J'ai débarqué
sur le tapis gris clair
le tapis de nuages
*

la marche chaloupée
mes pieds s'enfoncent dans une douceur ouatée
la chaleur remonte le long du triceps sural pour s'étendre au jarret

la douceur d'une plume
et le parfum musqué

d'un désir fou.

©christiancazals

Aux Éditions JOSÉ CORTI: Série Américaine


Fabienne RAPHOZ
Bertrand FILLAUDEAU
Stéphane BOUQUET
Martin RICHET

PETITE HISTOIRE SANS IMPORTANCE/ DÉCOUVERTE DE CROUKOUGNOUCHE

DÉCOUVERTE

mardi 11 novembre 2014

Poésie Contemporaine Espagnole au Cipm

Isabel Pérez Montalban (Cordoue, 1964). Réside à Malaga. A fait des études de professorat et de Sciences de la communication. Les théoriciens de la littérature considèrent que son œuvre est à l'origine du courant appelé poésie de la conscience, une poésie qui s’oppose au système capitaliste en partant de la critique contemporaine, de la mémoire historique et de l’engagement.
Isabel Perez Montalban




Théâtre de la Vignette. Université Paul Valéry. MONTPELLIER

Fiction libre, insolente et culotée, présentée lors du dernier Festival d'Avignon, La Imaginación del futuro s'inspire très librement du dernier discours du président chilien Salvador Allende. A partir des faits qui ont profondément marqué l'identité politique de leur pays, les acteurs chiliens survoltés de la compagnie La Re-Sentida assument comme un devoir d'impertinence la désacralisation de tabous, la réflexion à partir de la provocation, conférant ainsi à la création théâtrale un authentique pouvoir politique.
 
La Imaginacion del Futuro



HASTA SIEMPRE

dimanche 9 novembre 2014





Le rire d'un enfant, comme une grappe de groseilles rouges.

LE JARDIN DES POÈTES. AVIGNON. 2010




Un jardin de poètes. Avignon Cité des Papes 2010



Des oiseaux,
couleurs multiples et long bec,
œil fureteur,
se disputent les graines éparpillées des bourgeons déchiquetés
quand le vent courbe les branches,
parfois les brisent, elles chutent sur la pelouse,
les graines s'éparpillent sur la terre meuble.

Le soleil fait son travail et la plante s'enracine

Bientôt un arbre
un arbrisseau
un buisson aux boules rouges...

Le vieil aveugle
repousse un cailloux
avec l'extrémité de sa canne.

L'oiseau sauvage
croise le rayon du soleil
un long cri
peut-être un cri de mort.

Sur le visage de l'aveugle un sourire...il voit les anges.

Dans le bas du jardin, la prison, longue battisse percée de multiples fenêtres.



Appels cris des prisonniers vers le jardin. Où sont les compagnes.


©christiancazals.2010

SUR LE CHEMIN DE HALAGE





Il contemple,
Tendues à l'extrême
les puissantes rondeurs
d'une statue antique,

Pense aux érotiques de Pompéi
Pétrifiées dans la jouissance et le cri éternel.

Le chemin de halage.
Une marche incertaine
peut-être
sous une pluie fine
l'étreinte ultime,

l'ombre de la mort
éloigne son corps – foyer de volupté -
un saule étend sa silhouette sur le sol
détachement,
Les mains se séparent.

Puis il avance vers la berge du fleuve.


©christiancazals 2014