lundi 22 septembre 2014


J.Ph  SALABREUIL

Merci à Cedric Morgan, poète et romancier, de nous avoir fait connaître le poète Jean Philippe SALABREUIL, tôt disparu.

SALABREUIL JEAN-PHILIPPE(1940-1970)

Né le 25 mai 1940 à Neuilly-sur-Seine, Jean-Pierre Steinbach –  qui prit le pseudonyme de Jean-Philippe Salabreuil – meurt à Paris le 27 février 1970. Trois recueils de poèmes constituent son œuvre : La Liberté des feuilles (1964) – dont le titre est tiré d'un hémistiche emprunté à René-Guy Cadou – est remarqué par Jean Paulhan et obtient sur manuscrit, grâce à ce dernier, le prix Félix Fénéon en 1963, puis le prix Max Jacob. Ce seront ensuite Juste retour d'abîme (1965) et L'Inespéré (1969). Après une licence en droit, Salabreuil travaille pour le C.N.R.S. et prépare une thèse sur « Les Coutumes africaines ». Il fait de nombreux séjours en Afrique où il occupera même un poste de conseiller du ministre de l'Éducation congolais. La poésie, comme il le confiera dans un texte en prose adressé à Claude Michel Cluny et qu'il appelait ses Commentaires lyriques, est une entreprise où les possibilités même de vivre sont en jeu : « Il est un dangereux point de l'esprit créateur. Celui où l'écriture n'étanche plus mais aiguise la soif de l'absolu et commence une lente chute vers le vide et le silence. » Le poème est comme le lieu où la vie fait l'expérience de ses limites, s'épanche et se reprend dans le chant.
Dans La Liberté des feuilles, Jean-Philippe Salabreuil cherche son identité, il s'invente un nom propre (« Saint François et La Fontaine / Essenine et Supervielle ! / C'est ce chien de Salabreuil / Avec sa pelisse en deuil / Qui vous jappe cantilène »), se cherche des ancêtres, imite les poètes baroques ; le chant se fait parfois grinçant mais sans jamais perdre sa fluidité. La rythmique est savante, toujours imprévue, sans égard pour ce qui se fait à l'époque en poésie. La présence de la nature est partout sensible : les éléments, les animaux, les anges, les fleurs, les présences féminines, les étoiles dansent un ballet mi-réel mi-fantastique, léger et grave – « grave à la manière d'une maladie sans doute ».
Extrait de ENCYCLŒPEDIA UNIVERSALIS


Roman de Cedric MORGAN

UNE FEMME SIMPLE  ( Grasset ). La vie des bretonnes du peuple.

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Cedric MORGAN


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