mercredi 16 juillet 2014

Je ne connais que deux belles choses dans l’univers :
le ciel étoilé sur nos têtes et le sentiment du devoir dans nos cœur.


KANT

mardi 15 juillet 2014

MES MAINS TREMBLENT

Mes mains tremblent...qui écrivent
tirent le trait,
pointent le signe
un cercle. 
Premier geste au matin
la terrasse vibre le chant des oiseaux éveille nos corps
- le souvenir de cette maison indienne –
Sur la route de Madras
le toit est ouvert
- un regard sur les astres –
Tu glisses sur la couche
les bras
les jambes
un insecte à cuirasse lumineuse
casqué en guerrier de feu.
Au matin retrouver la souplesse du corps
Shakti ... Indra

Lovés en fleur déployée.

L'œil était dans la tombe et regardait Caïn... V. HUGO

L'œil était dans la tombe et regardait Caïn. V. HUGO



La conscience

Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.

lundi 14 juillet 2014

Né en 1978, Andrew Esiebo vit et travaille à Lagos, au Nigeria. Il est l’un des membres fondateurs du collectif nigérian Black Box. Andrew Esiebo s’est formé avec un premier appareil qu’on lui a offert en 2000, en photographiant les jeunes de sa génération, la vie nocturne, le football, le renouveau de la ferveur religieuse, l’essor urbain, et les traditions culturelles du Nigeria. En 2011, il est l’un des trois artistes lauréats des Résidences de Photoquai.
www.andrewesi
Lagos, 5
Regard sur LAGOS




Lagos est un pivot commercial central en Afrique de l’Ouest. Une ville qui vibre. Au regard du monde extérieur, elle peut paraître chaotique et submergée par le trafic, le crime, les infrastructures détériorées, les immondices et la pauvreté. Pourtant ses habitants en font un endroit pour y vivre. Venant moi-même d’une ville plus tranquille, Ibadan, je suis toujours frappé par leur énergie, leur esprit et leur humour. Mon travail est ainsi inspiré par la vie des rues de Lagos.

Andrew Esebo
 

dimanche 13 juillet 2014

DITS DE MES NUITS



Dits de mes nuits



Une respiration, un soupir,

Balbutiements,

Chatoiement des lèvres et sons

Le lieu secret résonne, chapelle en écho,

Voix de gorge, chant,

Les paroles feutrées, mots silencieux,

D’amour,

Un rayon de lune

Caressant le charme des formes étendues.

Chuchotis.

J’articule en silence.

Tu laisses filer les pensées

Mes gestes sont les réponses

Un souffle, onomatopées, 

Des paroles inintelligibles.

                                  C’est le chant du coq

                                  Paroles claires

Enfin le défilement des mots reconstruits

Sensualité du geste phrases intelligibles.

                                 


vendredi 11 juillet 2014

ENFANT DE L'AFRIQUE


En automne, le continent africain se pare de ses plus belles couleurs, arbore ses éclatants jeux de lumières, et la magie de ses couchers de soleil. Réservez dès aujourd'hui votre voyage de la rentrée et profitez d'offres irrésistibles vers ces paysages où le soleil ambré caresse l'eau turquoise et vous invite à prolonger l'été. Des terres inexplorées du delta de l'Okavango aux cascades de Sao Tome e Principe, des paysages immaculés de Mayotte aux sourires malgaches, un voyage sur le continent noir ne laisse jamais intacte. On se souvient éternellement des échanges avec les béninois, ou des rencontres avec une lionne et son petit en Tanzanie.Enfantd'Afrique



jeudi 10 juillet 2014

LES ÉCRITS DE NUIT



Les écrits de nuit.

Bientôt le clap de fin.
Sous le tilleul
Assis
T’envoyer quelques mots... ÉTRANGES...
Un songe... la fin.
Le grillon se tait, et puis c’est ton chant, le pas furtif du chat,
bruissement du feuillage,
respiration, souffle parfumé sur mon visage.

un songe... la fin...

peut-être celle d’un encéphalopathe,
sous le tilleul...s’envole le sommeil parfumé,
au creux de la muraille
les mésanges nichent, s’envolent apeurées,
le chat est aux aguets.
Se posent sur l’arbre.

Jour 2

Fatigue. Épuisement. Le cœur est meurtri.
Lever du jour.
Chant timide d’une cigale.


mardi 8 juillet 2014

TEMPÉRATURE DES COULEURS

CHALEUR DES COULEURS


Le rouge, c'est une des trois couleurs primaires.
Sa longueur d'onde est comprise approximativement entre 625 et 740 nm.
C'est une couleur ambivalente et symbolise les sentiments extrêmes
comme la colère et la passion.
Couleur du sang et du feu c'est la couleur chaude par excellence.
Évoque le danger et stimule nos sens plus que tout autre.
Les pigments rouges ont été maîtrisés et utilisés par les hommes
dès le paléolithique
dans l'art rupestre.

lundi 7 juillet 2014

Un Grand MERCI au blog BRIGHT MOMENTS de m'avoir fait connaître cette phrase d'Elisabeth Kubler ROSS,  pionnière du grand passage.




« Les gens sont comme des vitraux.
Ils brillent tant qu’il fait soleil mais
Quand vient l’obscurité,
Leur beauté n’apparaît que
S’ils sont illuminés de l’intérieur. »

Elisabeth Kubler Ross


ABBATIALE DE CONQUES



RENCONTRE FORTUITE

Sa Chevelure est l'étreinte


Rencontre Fortuite

Surprise
Toi dans ton aura
Sourires et mots bousculés
Mots échangés
Babil agréable
Toujours tes sourires.
Le moment du départ
  Brève rencontre
Lâcher prise
Et ces mots : on s’embrasse ?
Étreinte sage et profonde
Le baiser n’est pas de feu.
Un échange
Toujours ton sourire.
Ton départ .

dimanche 6 juillet 2014

À l' Amie. Antonin Artaud

À l’Amie


Dans tes yeux les clartés trop brutales s’émoussent.
Ton front lisse, pareil à l’éclatant vélin,
Que l’écarlate et l’or de l’image éclaboussent,
Brûle de reflets roux ton regard opalin.
Ton visage a pour moi le charme des fleurs mortes,
Et le souffle appauvri des lys que tu m’apportes
Monte vers tes langueurs du soleil au déclin.
Fuyons, Sérénité de mes heures meurtries,
Au fond du crépuscule infructueux et las.
Dans l’enveloppement des vapeurs attendries,
Dans le soir énerve, je te dirai très bas.
Ce que fut la beauté de la Maîtresse unique…
Ah ! cet âpre parfum, cette amère musique
Des bonheurs accablés qui ne reviendront pas !
Ainsi nous troublerons longtemps la paix des cendres.
Je te dirai des mots de passion, et toi,
Le rêve ailleurs, longtemps, de tes vagues yeux tendres,
Tu suivras ton passé de souffrance et d’effroi.
Ta voix aura le chant des lentes litanies
Où sanglote l’écho des plaintes infinies,
Et ton âme, l’essor douloureux de la Foi.
Renée Vivien, Études et Préludes