jeudi 17 juillet 2014
mercredi 16 juillet 2014
mardi 15 juillet 2014
MES MAINS TREMBLENT
Mes
mains tremblent...qui écrivent
tirent
le trait,
pointent
le signe
un
cercle.
Premier
geste au matin
la
terrasse vibre le chant des oiseaux éveille nos corps
-
le souvenir de cette maison indienne –
Sur
la route de Madras
le
toit est ouvert
-
un regard sur les astres –
Tu
glisses sur la couche
les
bras
les
jambes
un
insecte à cuirasse lumineuse
casqué
en guerrier de feu.
Au
matin retrouver la souplesse du corps
Shakti
... Indra
Lovés
en fleur déployée.
L'œil était dans la tombe et regardait Caïn... V. HUGO
| L'œil était dans la tombe et regardait Caïn. V. HUGO |
La conscience
Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
lundi 14 juillet 2014
Né en 1978, Andrew Esiebo vit et travaille à Lagos, au Nigeria. Il est l’un des membres fondateurs du collectif nigérian Black Box. Andrew Esiebo s’est formé avec un premier appareil qu’on lui a offert en 2000, en photographiant les jeunes de sa génération, la vie nocturne, le football, le renouveau de la ferveur religieuse, l’essor urbain, et les traditions culturelles du Nigeria. En 2011, il est l’un des trois artistes lauréats des Résidences de Photoquai.
www.andrewesi
![]() |
| Regard sur LAGOS Lagos est un pivot commercial central en Afrique de l’Ouest. Une ville qui vibre. Au regard du monde extérieur, elle peut paraître chaotique et submergée par le trafic, le crime, les infrastructures détériorées, les immondices et la pauvreté. Pourtant ses habitants en font un endroit pour y vivre. Venant moi-même d’une ville plus tranquille, Ibadan, je suis toujours frappé par leur énergie, leur esprit et leur humour. Mon travail est ainsi inspiré par la vie des rues de Lagos. Andrew Esebo |
dimanche 13 juillet 2014
DITS DE MES NUITS
Dits de mes nuits
Une respiration, un soupir,
Balbutiements,
Chatoiement des lèvres et sons
Le lieu secret résonne, chapelle en écho,
Voix de gorge, chant,
Les paroles feutrées, mots silencieux,
D’amour,
Un rayon de lune
Caressant le charme des formes étendues.
Chuchotis.
J’articule en silence.
Tu laisses filer les pensées
Mes gestes sont les réponses
Un souffle, onomatopées,
Des paroles inintelligibles.
C’est le
chant du coq
Paroles claires
Enfin le défilement des mots reconstruits
Sensualité du geste phrases intelligibles.
vendredi 11 juillet 2014
ENFANT DE L'AFRIQUE
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jeudi 10 juillet 2014
LES ÉCRITS DE NUIT
Les
écrits de nuit.
Bientôt le clap de fin.
Sous le tilleul
Assis
T’envoyer quelques mots... ÉTRANGES...
Un songe... la fin.
Le grillon se tait, et puis c’est ton chant, le
pas furtif du chat,
bruissement du feuillage,
respiration, souffle parfumé sur mon visage.
un songe... la fin...
peut-être celle d’un encéphalopathe,
sous le tilleul...s’envole le sommeil parfumé,
au creux de la muraille
les mésanges nichent, s’envolent apeurées,
le chat est aux aguets.
Se posent sur l’arbre.
Jour 2
Fatigue. Épuisement. Le cœur est meurtri.
Lever du jour.
Chant timide d’une cigale.
mercredi 9 juillet 2014
mardi 8 juillet 2014
TEMPÉRATURE DES COULEURS
| CHALEUR DES COULEURS |
Le rouge, c'est une des trois couleurs primaires.
Sa longueur d'onde est comprise approximativement entre 625 et 740 nm.
C'est une couleur ambivalente et symbolise les sentiments extrêmes
comme la colère et la passion.
Couleur du sang et du feu c'est la couleur chaude par excellence.
Évoque le danger et stimule nos sens plus que tout autre.
Les pigments rouges ont été maîtrisés et utilisés par les hommes
dès le paléolithique
dans l'art rupestre.
lundi 7 juillet 2014
Un Grand MERCI au blog BRIGHT MOMENTS de m'avoir fait connaître cette phrase d'Elisabeth Kubler ROSS, pionnière du grand passage.
« Les
gens sont comme des vitraux.
Ils
brillent tant qu’il fait soleil mais
Quand
vient l’obscurité,
Leur
beauté n’apparaît que
S’ils
sont illuminés de l’intérieur. »
Elisabeth
Kubler Ross
| ABBATIALE DE CONQUES |
RENCONTRE FORTUITE
| Sa Chevelure est l'étreinte |
Rencontre Fortuite
Surprise
Toi dans ton aura
Sourires et mots bousculés
Mots échangés
Babil agréable
Toujours tes sourires.
Le moment du départ
Brève rencontre
Lâcher prise
Et ces mots : on s’embrasse ?
Étreinte sage et profonde
Le baiser n’est pas de feu.
Un échange
Toujours ton sourire.
Ton départ .Un échange
Toujours ton sourire.
dimanche 6 juillet 2014
À l' Amie. Antonin Artaud
À l’Amie
Dans tes yeux les clartés trop brutales s’émoussent.
Ton front lisse, pareil à l’éclatant vélin,
Que l’écarlate et l’or de l’image éclaboussent,
Brûle de reflets roux ton regard opalin.
Ton visage a pour moi le charme des fleurs mortes,
Et le souffle appauvri des lys que tu m’apportes
Monte vers tes langueurs du soleil au déclin.
Ton front lisse, pareil à l’éclatant vélin,
Que l’écarlate et l’or de l’image éclaboussent,
Brûle de reflets roux ton regard opalin.
Ton visage a pour moi le charme des fleurs mortes,
Et le souffle appauvri des lys que tu m’apportes
Monte vers tes langueurs du soleil au déclin.
Fuyons, Sérénité de mes heures meurtries,
Au fond du crépuscule infructueux et las.
Dans l’enveloppement des vapeurs attendries,
Dans le soir énerve, je te dirai très bas.
Ce que fut la beauté de la Maîtresse unique…
Ah ! cet âpre parfum, cette amère musique
Des bonheurs accablés qui ne reviendront pas !
Au fond du crépuscule infructueux et las.
Dans l’enveloppement des vapeurs attendries,
Dans le soir énerve, je te dirai très bas.
Ce que fut la beauté de la Maîtresse unique…
Ah ! cet âpre parfum, cette amère musique
Des bonheurs accablés qui ne reviendront pas !
Ainsi nous troublerons longtemps la paix des cendres.
Je te dirai des mots de passion, et toi,
Le rêve ailleurs, longtemps, de tes vagues yeux tendres,
Tu suivras ton passé de souffrance et d’effroi.
Ta voix aura le chant des lentes litanies
Où sanglote l’écho des plaintes infinies,
Et ton âme, l’essor douloureux de la Foi.
Je te dirai des mots de passion, et toi,
Le rêve ailleurs, longtemps, de tes vagues yeux tendres,
Tu suivras ton passé de souffrance et d’effroi.
Ta voix aura le chant des lentes litanies
Où sanglote l’écho des plaintes infinies,
Et ton âme, l’essor douloureux de la Foi.
Renée Vivien, Études et Préludes
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