Émir de Boukhara par Sergueiprokoudine GORSKI |
mardi 20 janvier 2015
lundi 19 janvier 2015
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YEZNIKIAN
vendredi 16 janvier 2015
jeudi 15 janvier 2015
Ma lutte est difficile
C’est une lutte de chaque jour
une lutte la nuit
celle du jour
une lutte faite de carreaux
brisés
de statues
antiques aux membres
arrachés
une lutte douloureuse
des pierres tombales
demi ouvertes
ma lutte
brise les vitraux
les larmes d’une femme sur
les joues
et mes tremblements.
Ma peur.
Pourquoi ne pas aller au
désert ?
(à suivre)
mardi 13 janvier 2015
POUR Aline
"Anna Mikkaïlovna Epstein", sa tombe submergée par la neige là ou brillaient au bord du ciel, Pléiades consolatrices ou cruelles aux déportés, les bulbes dédorés du monastère de Sakkhaline.
Et voici que le soir se referme une fois de plus,
replie son aile rose et dorée pour le sommeil.
Je me sens le devoir de le noter.
Comme le scribe faisait les comptes de la journée du commerçant:
soir inscrit au livre des soirs,
mais qui n'est rien pourtant que l'on puisse amasser ou négocier.
On ne consigne pas un poids,
un métrage,
un prix:
rien qui se chiffre.
Plutôt quelque chose comme le regard
de deux clairs regards,
d'ou s'élève ce qui échappe à leur caducité.
Ce peu de bruits (PhilippeJACCOTTET)
dimanche 11 janvier 2015
CHANT DE CROUKOUGNOUCHE
" Le soleil la couvre d'un halo parsemé d'étoiles, c'est une enveloppe lumineuse, un chant fait d'éclairs, et son courrier, ses mots de tendresse font que le sac s'entrouvre. Pourquoi ne pas y plonger notre main?"
Christian Cazals sur "Miscellanées 2"
Ayant lu ce court poème accompagnant la photo évocatrice,
j'ai laissé mon imagination broder un commentaire en suspens..
////////////////
Ce petit sac rouge offert au hasard d'une promenade,
dans cette ville éblouie de soleil,
Elle l'avait toujours gardé , sans l'égarer ,
même après plusieurs déménagements .
Elle y avait retrouvé , il y a deux jours à peine ,
Plié serré , dans la poche intérieure ,
un petit papier très fin , bleu pâle ,
Avec ces mots griffonnés presque effacés :
Rendez-vous Samedi à 17h, au café "Sergio" .
C'était en quelle année déjà???
Songeuse, elle avait lissé le billet doux et l'avait caché entre les pages du livre posé près du canapé ,
Rouge lui aussi.
Rouge lui aussi.
Aussi longtemps qu'elle s'en souvienne,
elle avait toujours aimé le rouge ,
Tous les ROUGES ,
Tous les ROUGES ,
Avec une préférence pour celui,
flambant et pulpeux ,
flambant et pulpeux ,
De la cerise éclatée entre les dents au bord des lèvres.
Ainsi éparpillée de pensées légères,
elle traversa la ruelle et entra au bureau de poste.
La pluie avait cessé enfin ,
le ciel essuyé tout bleu ,
Souriait , ses nuages enfuis.
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