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| Le lanceur dans sa course. OUSMANE SOW |
lundi 22 septembre 2014
COURSE AFRICAINE
COURSE AFRICAINE
m’ étreignent
les astres et déchirent ma peau fragile en souffrance
les ailes fragiles des chevilles saignent
le rythme soutenu d’une musique en forêt profonde
elle court celle qui parcourt les vallons et les monts
rocailleux
m’étreignent
les astres d’une journée trouble et troublée par les orages
et les éclairs
la pluie chaude le long du rachis
une sève d’amour
et mes pensées
la nuit quand la lune se cache.
©christiancazals
UNE BARQUE LA NUIT. AU TYMPAN DE LA TERRE OU LES AILES FLEURISSENT
Extrait de Jean Philippe SALABREUIL
Les paupières déplissées l'eau nocturne
enveloppe des yeux clairs dans le ciel
sus un souffle du temps creux qui retourne
a des astres bleus dans le noir sommeil
s'y apaise un frais visage d'amante
ma rivière en son lit d'étoiles blanches.
Les paupières déplissées l'eau nocturne
enveloppe des yeux clairs dans le ciel
sus un souffle du temps creux qui retourne
a des astres bleus dans le noir sommeil
s'y apaise un frais visage d'amante
ma rivière en son lit d'étoiles blanches.
| J.Ph SALABREUIL |
Merci à Cedric Morgan, poète et romancier, de nous avoir fait connaître le poète Jean Philippe SALABREUIL, tôt disparu.
SALABREUIL JEAN-PHILIPPE(1940-1970)
Né le 25 mai 1940
à Neuilly-sur-Seine, Jean-Pierre Steinbach – qui prit le pseudonyme de
Jean-Philippe Salabreuil – meurt à Paris le 27 février 1970. Trois
recueils de poèmes constituent son œuvre : La Liberté des feuilles (1964) – dont le
titre est tiré d'un hémistiche emprunté à René-Guy Cadou – est remarqué
par Jean Paulhan et obtient sur manuscrit, grâce à ce dernier, le prix Félix
Fénéon en 1963, puis le prix Max Jacob. Ce seront ensuite Juste retour d'abîme (1965) et L'Inespéré (1969). Après une licence en droit,
Salabreuil travaille pour le C.N.R.S. et prépare une thèse sur « Les
Coutumes africaines ». Il fait de nombreux séjours en Afrique où il
occupera même un poste de conseiller du ministre de l'Éducation congolais. La
poésie, comme il le confiera dans un texte en prose adressé à Claude Michel
Cluny et qu'il appelait ses Commentaires
lyriques, est une entreprise où les possibilités même de vivre sont
en jeu : « Il est un dangereux point de l'esprit créateur. Celui où
l'écriture n'étanche plus mais aiguise la soif de l'absolu et commence une
lente chute vers le vide et le silence. » Le poème est comme le lieu où la
vie fait l'expérience de ses limites, s'épanche et se reprend dans le chant.
Dans La Liberté des feuilles, Jean-Philippe Salabreuil
cherche son identité, il s'invente un nom propre (« Saint François et La
Fontaine / Essenine et Supervielle ! / C'est ce chien de Salabreuil / Avec
sa pelisse en deuil / Qui vous jappe cantilène »), se cherche des
ancêtres, imite les poètes baroques ; le chant se fait parfois grinçant
mais sans jamais perdre sa fluidité. La rythmique est savante, toujours
imprévue, sans égard pour ce qui se fait à l'époque en poésie. La présence de
la nature est partout sensible : les éléments, les animaux, les anges, les
fleurs, les présences féminines, les étoiles dansent un ballet mi-réel
mi-fantastique, léger et grave – « grave à la manière d'une maladie
sans doute ».
Extrait de ENCYCLŒPEDIA
UNIVERSALIS
Roman de Cedric MORGAN
UNE FEMME SIMPLE ( Grasset ). La vie des bretonnes du peuple.
Autres romans chez PHŒBUS
| Cedric MORGAN |
samedi 20 septembre 2014
UNE DANSE SPECTACLE DE DANIEL JEANNETEAU BIENNALE DE LYON/
La nudité du corps, sa posture que je nomme extatique, la couleur de la chair, le mouvement tout en tension, le sol rocailleux sur lequel le personnage s'exprime dans la douleur, la poussière dégagée, donnent au spectacle un relief saisissant.
LES MOTS JUSTES
les mots sont justes quand tu les prononces
ce sont tes mots et ton regard accompagne le mouvement des lèvres.
je me souviens c'est aussi un sourire.
je ressens alors un frisson
le long de la nuque
une douce vibration
les lombes frémissent
un chant résonne dans le crâne qui devient chaud
des étoiles au fond des yeux
et des larmes s' écoulent sur les joues jusqu'à la commissure des lèvres.
ce sont tes mots et ton regard accompagne le mouvement des lèvres.
je me souviens c'est aussi un sourire.
je ressens alors un frisson
le long de la nuque
une douce vibration
les lombes frémissent
un chant résonne dans le crâne qui devient chaud
des étoiles au fond des yeux
et des larmes s' écoulent sur les joues jusqu'à la commissure des lèvres.
vendredi 19 septembre 2014
LA MAISON DU HAUT
LA MAISON DU HAUT
J’ai entendu les vitres se briser
la nuit était complète
les oiseaux de mer au faîte de leur concert
la mer se fracassait sur les brisants
les trompes de brume
une multitude de hublots illuminés
et les gréements supportant le givre en chevelure
le navire passait au large
je vivais dans la maison accrochée à flanc de falaise
le chemin muletier glissait aux heures de grande tempête
il était encombré de rocaille
de branches dispersées
j’admirais ce paysage marin
la crête des vagues
l’écume
les ombres furtives des albatros
elle chanta
et sa voix couvrit
le grondement sourd
des flots.
L’horizon était illuminé, le rouge cramoisi du couchant.
jeudi 18 septembre 2014
PHRASES DE PATTI SMITH dan Présages d'Innocence.
L'ORACLE
C'était un garçon de pierre, sa sœur son devin
dormait debout cependant qu'à la margelle
lui jouait avec une boule de la couleur de l'eau,
y regardant plus que de raison.
Il fut appelé au désert sibyllin,
sa bouche entraînée par la douceur ayant bu la source.
ils se rejoignirent à travers la boule de l'eau,
selon le dessin des présages.
Des flèches de fortune se dispersèrent hors de vue,
filant comme vole le corbeau, d'une écriture tordue.
À sa sœur il légua ses sens transitifs.
Ses larmes prirent la couleur de la boule du garçon de pierre.
mercredi 17 septembre 2014
DES MOTS ÉTRANGES ( Version de travail )
ÉTRANGES PAROLES
des
mots étranges
la nuit
ce sont des paroles balbutiées
il ya un geste
un soupir
parfois un gémissement
le corps s’ouvre
les amants s’étreignent
soudain
une parole intelligible
c’est presque une conversation
il y a un article
un nom
un verbe
ou
pas.
des mots estranges.
Un adjectif
qualificatif
et
toi
le
cœur en feu
libérée d’entraves.
mardi 16 septembre 2014
DES MOTS ÉTRANGES
des mots étranges
la nuit
ce sont des paroles balbutiées
il ya un geste
un soupir
parfois un gémissement
le corps s’ouvre
les amants s’étreignent
soudain
une parole intelligible
c’est presque une conversation
il y a un article
un nom
un verbe
un
a
d
j
e
c
t
i
f
q
u
a
l
i
f
i
c
a
c
a
t
i
f
ou
pas.
des mots étranges.
et
toi
le
cœur en feu
libéré d’entraves.
dimanche 14 septembre 2014
Performance en bord de mer.
Un matin frais, la bruine
cingle le visage, une plage camarguaise et le galop des chevaux, une plage
encombrée de bois flotté, de détritus divers rejetés par les flots, mon regard
se perd à l’horizon plongé dans un brouillard dense percé par des points
lumineux, fanaux à la proue de barques à la dérive, embarcations des âmes
perdues.
Tôt le matin il faut
plisser les yeux, faire en sorte que la lumière venant de notre lointain intérieur
soit un rayonnement laser atteignant sa cible.
Elle danse autour de moi,
la ceint un fin tissu de lin, le musc capiteux se dégage en volutes, l’orangé,
couleur de la méditation, voluptueuse présence, acte sensuel du toucher.
PERFECTION DU TRAIT. Peter LINDBERGH
Harmonie d'une forme en bordure de mer. Le ressac. La forme se cache... une ultime protection.
| Peter Lindbergh essai de réécriture. |
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