dimanche 2 septembre 2012




Corps gisant à Mykonos. Crime en haute mer.

L'écume blanche immaculée
et les filaments de bave jaune irisés de larmes sanguinolentes le corps sans vie de la rose échouée,
lacérée, ouverte dans l'acharnement amoureux,
suppliciée en haute mer,
écartèlement des membres abandonnés,
plaques violacées tissus martyrisés senteurs des algues marines dispersées.
Les pétales dispersés sont les ailes d'un ange sombre.
Une étrange musique sur le rythme du ressac le sang mêlé au liquide nacré des jouissances antérieures.
Le soleil inonde la plage, illumine la rose flétrie.

jeudi 30 août 2012

  Vanité... tout est vanité et poursuite du vent.

Écclésiaste 2



LE REGARD DU LOUP CROISE CELUI DE L'ANGE




LE REGARD DU LOUP CROISE CELUI DE L'ANGE



 
Il est sorti de sa tanière, le loup garou parcourt la lande battue par le vent, sa gueule ruisselle de bave et le gel s'accroche à ses babines sauvages. Son regard est un fer de lance, lumineux dans la nuit de gel et de bourrasques. Le berger est aux aguets et la dague de défense est prête à être dégainée.
Pourtant un chant enveloppe les animaux des combats de pleine lune.
Un chant profond et mystérieux, le temps passe.
L'ange et la fée s'étreignent et c'est un couple d'amour qui berce la lutte en gestation du loup et de l'agneau.

©christian cazals( ( texte et collage )

mercredi 29 août 2012

L' amour c'est donner ce qu'on a pas à quelqu'un qui n'en veut pas.

                                                                      J. LACAN

LA PROMENADE

J'irai sur la pointe des pieds faire le tour des méandres de ton cœur,
me plonger dans les entrailles frémissantes de ton ventre rond de plaisir sans fin avec les gestes délicats d'une main de tisserand, pianoter les paupières humides, ta chevelure est celle d'une lionne,
les bijoux secrètement cachés invitent mes regards, la lune est pleine.
Les oiseaux de nuit chantent notre bonheur
Une chauve souris nous emporte vers les étoiles.
J'irai sur la pointe des pieds faire le tour des méandres de ton cœur.

©boucherif




LE CHAT

Agnès Balaÿ  ( Atelier St Montan )  Huile sur Papier



LE CHAT  ( Ch. Baudelaire )


Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux;
         Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
         Mêlés de métal et d'agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
         Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
          De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
          Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
           Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
           Nagent autour de son corps brun.  
      

lundi 27 août 2012

<< Caustique? Vous voulez dire: méchant? Oui, je suis un peu méchant, dit Settembrini. Mon regret, c'est que je sois obligé de gaspiller ma méchanceté à des  sujets aussi misérables. J'espère que vous n'avez rien contre la méchanceté mon cher ingénieur. A mon sens, c'est l'arme la plus étincelante de la raison contre les puissances des ténèbres et de la laideur. La méchanceté, monsieur, est l'esprit de la critique, et la critique est à l'origine du progrès et des lumières de la civilisation.>>

THOMAS MANN    " La Montagne Magique"

dimanche 26 août 2012

Pour Bright Moment

En hommage à son travail: " LES SEPT DORMANTS "

L'ENLACEMENT

J'enlace le tronc

Mon visage épouse la rugosité de l'écorce

Se griffe

Saigne
NÉ D'UN ENLACEMENT

le visage les lèvres la langue,

lécher le suc écoulé de la fissure profonde

ouverte par la luisance de la hache,

et le gel ronge la cicatrice.

Mes oreilles bourdonnent, on dirait un chant de basse continue, par instant le chant d'un oiseau,

un craquement me déchire à l'intérieur,

le regard se brouille,

lassitude dans l'effort

bruine du matin.

Une faible luminosité.

J'enlace le tronc et mon visage se pose sur le bois humide.

J'écoute vivre l'arbre et lui transmet les secrets de mon cœur.

Alors je pousse la porte.

Elle m'attend, son visage s'ouvre, ses lèvres chantent.

vendredi 24 août 2012

NOTRE MONDE. Triptyque de STEEVE

NOTRE MONDE  -  STEEVE  Peintre Marseillais

NOTRE MONDE

by *boucherif
      
      Une rencontre fortuite au bistrot des Arts de la Cité Provençale de Saint Rémy de Provence.
      Steeve et Peter. Deux déjantés. Chargés au max. Parlant avec volubilité de la Clinique Saint Paul un des séjours de Vincent.
      Et Steeve le plus bavard, originaire de Marseille me parle de son triptyque que nous appellerons Notre Monde.
      Il me demande avec autorité de présenter cette œuvre dans notre galerie "Les Lieux Garance".
      Ce travail de jeune peintre nous le présenterons tout un été, avec ses défauts d'Atelier mais aussi avec ses passions que de nombreux visiteurs apprécient.
      Cette œuvre est présentée avec un fond musical qui nous emporte dans un autre monde, étrange et mystique. La musique est de Philip Glass.
      Nous ne sommes pas loin du regard du sourd.
      En alternance était présentée la réalisation du sculpteur Peter.
      Les images de certaines de ses sculptures seront présentées ultérieurement.
      
      ©boucherif

jeudi 23 août 2012

LE BLEU DU CORPS

LE BLEU


. Le Bleu

Se plonger dans le bleu

poudre bleu sulfate

le bout des doigts le bleu poudré,


des filaments bleus parcourent le corps

seins lourds d'une madone,

le corps gelé

les lèvres du noyé sont bleues

et le cri étouffé lui impose un rictus.

Bleu du ciel

Le ciel est parcouru dans son immensité par les cigognes voyageuses.

L'œil bleu.

Boire du bleu

savourer le froid de la liqueur bleue.

La poudre bleue diluée se transforme en encre,

sur le cahier d'écolier

le liquide trace les rythmes de la vie de l'écolier.

Se plonger dans le bleu profond des abysses.

Le cerveau se partage.

Immense dédale, chemin escarpé montant vers le bleu d'une pensée sans limite.

Plaisir du Bleu

Et du corps peint en bleu.


*
©boucherif





LE BLEU DU CORPS

mercredi 22 août 2012

SES YEUX D'ARGILE

Ses yeux d'argile,
FISSURE,
Profonde éveillée au sein des volcans et des profondeurs lacustres
Des yeux d'argile parsemée de pierres de lune,

BLEU insondable
lumineux
alangui  dans les abysses séculaires.

Mon regard parcourt la faune sauvage des ardeurs carnassières
Mon regard parcourt la flore étrange, sous marine et silencieuse,
Mon regard parcourt la roche dentelée, meurtrière, parfois sanglante,
Mon regard parcourt l'étendue de sable,
Mon regard parcourt le goémon,
L'enfant noyé enchaîné aux algues des grottes sous-marines.

Son bleu est d'aveugle.
Son regard d'amante.
Ses caresses parfumées.

Une jouissance incontrôlable.


©boucherif

mardi 21 août 2012

INGRES et ÉROS. LA GRANDE ODALISQUE

Durant son séjour à la Villa Médicis, Ingres définit trois types de traitement du corps féminin.
La femme est assise de dos, dans une nudité intégrale, accoudée sur son bras gauche dans l'attente de l'amour. Un foulard ceint sa chevelure et un linge fin la couvre avec délicatesse., linge paré de perles fines.
Un accessoire oriental et érotique à la fois est représenté par un chasse-mouche.
Il déclinera cet univers érotique dans toute son œuvre.
La grande odalisque, de dos et accoudée sur son bras gauche tient son mollet gauche de sa main droite.
Elle évoque ainsi l'attente de l'amour.
Le troisième modèle représente la femme martyrisée, humiliée et soumise dans un paysage romantique et lunaire.
Le tableau représenté ici est le foulard dans la chevelure ainsi que les perles fines.

Noter le travail de la copiste CATIA CAZALS. École de Saint Rémy de Provence.




DÉTAIL DE LA GRANDE ODALISQUE

lundi 20 août 2012

LIBÉRATION. 1981. Agence AFP. DÉPART POUR LA PALESTINE




Huile sur toile de Catia CAZALS d'après une photo de l'Agence AFP.
Atelier Catia Cazals  Saint Rémy de Provence.

Des renseignements plus approfondis seront fournis ultérieurement.