vendredi 27 avril 2012

DESDICHADO.


Fouler une neige immaculée,
parcours du doigt, pulpe,
filet bleu de ta vie qui ruisselle,
obéit au rythme du tambour cloisonné,
enfermé dans la cage d'os et de chair,
sein qui se gonfle,
chair tendue d'une pointe turgescente
le froid,
la blancheur d'un voile angélique.

Poudreuse dans le vent venant des plaines du nord.

Ma main se referme. ÉTREINT.
Le chant et l'ombre sous le feuillage surchargé de neige.
Les rameaux de bois sec,
pétrifiés,
cassants.


Des chants d'oiseaux...





samedi 21 avril 2012

LA PORTE ETROITE

AIMER ( Christian BOBIN )

Flash sur ce très beau texte de Christian BOBIN en exergue du paragraphe " Vivante " dans Parce que je t'aime de Guillaume Musso.



Aimer, c'est prendre soin de la solitude de l'autre sans jamais la combler, ni même la connaître.
 

vendredi 20 avril 2012

SUR LE CHEMIN DE RONDE

Les rameaux des ronces pétrifiés par le gel

                                                               Ma démarche

Hésitante - les os craquent -

                                         le regard se brouille

La chair fendillée - un liquide blanchâtre s'écoule en sperme douloureux -

Des larmes glissent sur les chairs.

Un Requiem dans les hautes branches des arbres centenaires.

La mort certaine se faufile en moi.


                                                  Sur le chemin de ronde.






jeudi 19 avril 2012

LA VIE A L'ENVERS


LA VIE A L’ENVERS.



Certains se perdent dans l’envers des

CHOSES

L’enfer des mots
Des jours passés
Des moments à venir

S’ILLUMINE

Le revers de ton image
Ensoleillée
Fruit mûr suspendu

Reflets mordorés d’une chevelure orientale

Brillance
Du jeu de jambe

NACRE

Envers de notre danse charnelle.

ENVERS.
Et puis prendre les chemins de traverse.

Présenter un dos dénudé aux griffures des ronces
S’enfoncer dans le buisson de roses sauvages.

UN ANGE ME REPOUSSE.

Il sourit
Car une perle dorée orne mes seins aux épines dressées, acérées.

Me déchirer à l’endroit, à l’envers.

MES PLAINTES SONT A L’UNISSON
DU ROUCOULEMENT DE LA PALOMBE.



SECNOR SEL TE SERÛM SEL

dimanche 8 avril 2012

<<.... en tout cas, il n'y avait qu'un tunnel, obscur et solitaire: le mien. >>
Comme un vaisseau qui prend le large...


"....  Comme un vaisseau qui prend le large,
Et dans mon cœur qu'ils soûleront
Tes chers sanglots retentiront
Comme un tambour qui bat la charge!
/........./
Je suis la plaie et le couteau!
Je suis le soufflet et la joue!
Je suis les membres et la roue,
Et la victime et le bourreau!

Je suis de mon cœur le vampire,
Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamnés,
Et qui ne peuvent plus sourire!

Baudelaire.






samedi 7 avril 2012

LE DÉPART POUR LA CHASSE.


LE DÉPART
En cours de création et de restauration.

vendredi 6 avril 2012

LES MUSES

La pleine lune du 6 Avril 2012 était vêtue de mousseline.











Son regard...

©boucherif/ 06042012




 Photo Helmut NEWTON
Fragments d'un Xabi amoureux.  Charles DANTZIG

Il y a des choses que seules les femmes savent faire.
Descendre un escalier, par exemple.Du pont supérieur arrive une hôtesse, droite, la nuque dans l'alignement du dos, souriante, précise, le mollet lancé avec netteté, la pointe du soulier légèrement tombante, le tout sans donner la moindre impression de calcul.


(Dans un avion pour Caracas)

mercredi 4 avril 2012

RECOUDRE

recoudre il me dit
                          alors que la nuit est transpercée
                          d'un rire lunaire
                          un javelot de larmes et de sang -
                          ses doigts glissent sur mon corps dénudé -
                          ses ongles griffent et vont jusqu'à fouailler mon cœur - il perle - et le sang coule sur ton visage.

                          Un habit noir - et cette houppelande - doublée de loutre -
                          de velours rapiécé,
                        
                          son visage est triste - un long séjour dans le monde des MORTS
et maintenant
la danse
et l'attouchement des lèvres carmins
mes lèvres.

L'aiguille glisse sur les paupières
ferme les lèvres
et clos le pavillon des oreilles.

ALORS UN GRAND SILENCE


EN MOI TON CHANT VIRGINAL





Photo Vincent Balaÿ

RECTO  CARTON

ANGLE HORS LES MURS - VINCENT BALAY - Le Corps dans le Cirque.