| Petites Histoire sans importance. Après une lutte rude et parfois sauvage le combat reprend dans une danse faite de luxure, d'harmonie, de chants et de tambours... |
dimanche 22 mars 2015
INVITATION A LA DANSE! Agnès BALAY
mardi 10 mars 2015
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| TOMBE DE JEAN GENET Une tombe sur l'étendue - pierre de lave - noircissant le rouge de poussière touffeur d'un après-midi flamboyant. Tes mains serrant le fruit juteux rafraîchissant l'étreinte du soleil et là-bas une fois sur le sol d'Afrique Abandonné la mer le bleu à l'horizon blanchit et le silence autour de la pirogue pointant son étrave vers la falaise le clapotis le sel sur ta bouche ton corps en figure de proue recevant la brise musquée du désert traversé. Il est venu mourir s'étendre pour l'éternité le lourd manteau de terre lui servant de linceul la terre rouge pénétrant ses orifices la pluie brouillant son regard et l'air chargé de cris d'oiseaux et de vents maritimes en concert la nuit le jour un tourbillon de vie dans ce lieu retiré au-dessus de la ville. La ville qui la nuit n'en finit pas de s'illuminer et de cracher les flammes de ses incendies. Il est venu mourir le poète sur cette falaise écarlate il a creusé sa tombe en s'aidant de ses ongles arraché les roches encore brûlantes au feu d'une lave visqueuse s'écoulant inexorablement du sexe ouvert d'un volcan, cicatrice ancienne du premier continent. Il dort enfin et repose. Flamme sort de son cœur et court la nuit sur le sol crevassé, chair millénaire, exposée avec par endroits une fleur une ronce un arbrisseau sec et cassant. La vie est là dans ce berceau de terre invitant le promeneur à grimper sous le feu du soleil. Parfois il s'arrête mouvement lent de la tête projetée en arrière, il s'abreuve au goulot d'une gourde de terre cuite. La fraîcheur de l'eau calme ses lèvres sèches,irrigue le profond du corps, le poète étendu frémit, il a froid, les étoiles montent haut dans le ciel. Jusqu'au petit matin jusqu'à la première prière, les bédouins garderont la tombe en faisant crépiter le feu du bivouac.
©christincazals
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samedi 7 mars 2015
LUTTE POUR LA VÉRITÉ SUR LE DRAME DU JOOLA
Collège de Diannah / Kafountine
Black Odalisque. Destiné au travail réalisé dans un collège de Casamance ( Kafountine ). Musique,réalisation d'un film sur le drame du Joola, poésie Africaine, contes et réalisations scéniques .
jeudi 26 mars 2009
LE VILLAGE DES ENFANTS AUX PIEDSNUS
Le Village des enfants aux pieds nus.
La
terre rouge, chaude, soulevée en poussière par les innombrables
véhicules est un tapis de jeu, les enfants bondissent sur les cailloux,
les branches arrachées des arbres de la brousse, sur les épines des
fromagers abattus et abandonnés en travers de la piste. Tard dans la
nuit les pas se dessinent et marque le sol.
L'école terminée ils se sauvent et vont se plonger dans les trous d'eau de la brousse enchantée par les chants des oiseaux tropicaux et les cris des mammifères en fuite devant les chasseurs .
Un appel lointain du lamantin en quête de pitance.
Un griot centenaire rythme son chant et l' antique djembé palpite . Il est accroupi sous le baobab sacré, aveugle, ses yeux sont dirigés vers le soleil couchant. Un sourire sur son visage, sa voix est encore sonore et l'écho d'une kora lointaine lui revient.
Les enfants... pour certains le cul est nu, d'autres se roulent dans les talus et se cachent. Les plus hardis brandissent de bâtons en véritables enfants soldats.
Il faut rouler au pas, la piste est encombrée, l'enfant est dans son royaume et occupe le terrain au mépris de toute prudence.
L'école terminée ils se sauvent et vont se plonger dans les trous d'eau de la brousse enchantée par les chants des oiseaux tropicaux et les cris des mammifères en fuite devant les chasseurs .
Un appel lointain du lamantin en quête de pitance.
Un griot centenaire rythme son chant et l' antique djembé palpite . Il est accroupi sous le baobab sacré, aveugle, ses yeux sont dirigés vers le soleil couchant. Un sourire sur son visage, sa voix est encore sonore et l'écho d'une kora lointaine lui revient.
Les enfants... pour certains le cul est nu, d'autres se roulent dans les talus et se cachent. Les plus hardis brandissent de bâtons en véritables enfants soldats.
Il faut rouler au pas, la piste est encombrée, l'enfant est dans son royaume et occupe le terrain au mépris de toute prudence.
( Notre route sur une piste de Casamance )
LA MARE SÈCHE
| La Mare Sèche |
A
la période des
pluies l'arbre immense plonge ses racines dans une mare
d'eau saumâtre. Alors que le ciel laiteux déverse son trop plein de
larmes les femmes viennent le soir plonger le linge des accouchées et
frotter le tissu contre la roche prévue pour le lavage quotidien.
C'est aussi une pierre sacrée.
Une pierre contre laquelle elles frottent leur sexe pour entretenir leur désir
et appeler l'homme à la pleine lune.
La sécheresse vient.
Le ciel devient plus clair.
Le nuages disparaissent.
Le soleil réchauffe les plantes et les corps.
La mare se tarit.C'est le temps de la grande migration.
Le village au rythme des tambours à eau
Se dirige vers la plage.
On grille une vache
L'alcool de palme inonde les gosiers.
Les chants résonnent dans la nuit étoilée.
On retrouve un bras de mer dans lequel désormais se fera la lessive sacrée.
Au petit jour
on entendra de longs gémissements
entre les murs des cases de pisé.
La mare asséchée, pendant quelques mois suffocants, sera le terrain de jeux des enfants nés de ses bienfaits.
vendredi 6 mars 2015
IL Y EUT
Fille virtuelle
Il y eut des jours,
Il y eut des
semaines,
Il y eut des mois.
Il y eut des moments
de grande tristesse
Il y eut la joie des
moments simples
Il y eut la joie des
longues marches sur la plage
Il y eut le corps
immergé
Il y eut l’énergie
des vagues sur le visage
Il y eut l’hiver et
maintenant le printemps
Il y en a trente.
©christiancazals
jeudi 5 mars 2015
HARMONIE 2 Ed In Octavo
Harmonie 2
"Recueil de poésie illustré"
Un ouvrage qui porte un titre qui en définit à la fois la nature et les limites.
Le deuxième volume de la collection Harmonie a été écrit à une époque où le recul du temps, joint à la sensibilité des auteurs, révèle la multiplicité de leur talent.
Les auteurs contemplent du haut sommet de leur sensibilité la courbe joyeuse et symbolique de la vie.
Entre une mélancolie un peu hautaine et désabusée, se cache leur goût pour la rêverie, que ne parvient pas à dissimuler, la contemplation appliquée et minutieuse, des êtres et choses.
Le deuxième volume de la collection Harmonie a été écrit à une époque où le recul du temps, joint à la sensibilité des auteurs, révèle la multiplicité de leur talent.
Les auteurs contemplent du haut sommet de leur sensibilité la courbe joyeuse et symbolique de la vie.
Entre une mélancolie un peu hautaine et désabusée, se cache leur goût pour la rêverie, que ne parvient pas à dissimuler, la contemplation appliquée et minutieuse, des êtres et choses.
Extrait :
Bleu profond
Très bleu, profondément,
Jusqu'à ne plus voir.
Un ange tient le soleil contre son cœur.
Les ailes se replient et le visage pleure.
C. Cazals
mercredi 4 mars 2015
| Temps écoulé Paresse des jours vides Joie de retrouver * Joie de ressentir à l'intérieur de soi vibrations intenses des fibres moi instrument corde basse et chanterelle musique ancienne qui résonne sur les murs glisse sur la route emprisonnée longtemps ficelée oubliée au fond des poches * J'attends que la nuit vienne éparpiller le tout sur l'herbe fraîche, écouter au printemps le chant du ver luisant |
dimanche 1 mars 2015
HERMIT / PENSÉES POÉTIQUES PHILOSOPHIQUES
Peut-être
que je rêve debout
Peut-être
que je rêve debout.
Elle
me fait penser à la musique.
Son
visage...
On
est arrivé à l'époque des hommes doubles.
On
n'a plus besoin de miroir pour parler tout seul.
Quand
Marianne dit « il fait beau »,à quoi elle pense?
D'elle
je n'ai que cette apparence disant: « il fait beau »
Rien
d'autre. A quoi bon s'expliquer ça?
Nous
sommes faits de rêves et les rêves sont faits de nous.
Il
fait beau, mon amour, dans les rêves, les mots et la mort.
Il
fait beau, mon amour, il fait beau dans la vie.
Jean-Luc GODARD, Pierrot
le fou
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