vendredi 20 février 2015

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=k9ok0SKmvdY

jeudi 19 février 2015

JAN PETRUS



ÉCRITURE 


Les couleurs solaires, le sang et l'or, colère et richesse, où est-ce passé?
Du monde,  pour un temps, lions et taureaux s'absentent, sans qu'il en paraisse affaibli.
Plus de conquêtes,
sinon pour le seul regard!
Et le bleu n'est plus une matière, c'est une distance et un songe.
Et le vert qui persiste dans le lierre et l'yeuse se couvre de cendre ou d'ombre,
comme une pensée qui veut se garder secrète,
et s'adjoindre la mort pour mieux durer.


( JAN PETRUS décide après lecture de ce texte de Philippe JACCOTTET de le
porter sur scène et d'en faire l'argument d'un ballet, antagonisme
entre le feu de la passion et la rigidité froide de la mort)


dimanche 15 février 2015

JE FAIS MIENNES CES PENSÉES DE PHILIPPE JACCOTTET

Ces choses, herbes et fleurs, ces coloris, cette foule, entr'aperçus par hasard, en passant, au milieu d'un plus vaste et vague ensemble,
      herbes et coquelicots croisant mes pas, ma vie,
      pré de mai dans mes yeux, fleurs dans un regard, rencontrant une pensée,
      éclats rouges, ou jaunes, ou bleus, se mêlant à des rêveries,
      herbes, coquelicots, terre, bleuets, et ces pas entre des milliers de pas, ce jour entre des milliers de jours.
     

Art Can influence perceptions about mental health.

 Art can influence perceptions about mental health. http://www.oxfordmail.co.uk/life/11790497.Art_puts_issue_of_mental_health_in_the_reach_of_all/

Author and Mental Health Therapist, PsyCare, Inc.

Women create a free exhibition of drawings and photography to portray some of the most vulnerable people in modern society. Jaine Blackman reports

AGNES MON BIJOU

samedi 14 février 2015

COMPLAINTE DU SOLDAT X

Complainte du soldat  X
Il est maintenant devant l’échéance
Aperçoit celle qu’il va devoir combattre
Elle lui sourit.

Ainsi elle lui fait signe,
l’interpelle,
le séduit.

Un combat qui va devenir. âpre
Un combat jusqu'à plus soif.
Il foule le sol avec maladresse

Les petites pierres du sol
en chemin escarpé 
Arrachent la peau.

Chaque pas est un effort
La musculature se tend.

Les membres se roidissent.

©christiancazals 2015

vendredi 13 février 2015

NOTES DE Mireille MOUTTE- Patrick BOUCHERON ( Historien Médiéviste )

Il  n'y a pas d'âge pour s'instruire ! J'ai assisté hier soir à une conférence au Mucem sur la peur  ancestrale d'hier et médiatique d'aujourd'hui. Vaste domaine, traité d'une main de maître par Monsieur Patrick BOUCHERON, historien, médiéviste. Nous avons commencé au XIV° siècle par la fresque du bon gouvernement peinte par Ambroglio LORENZOTTI dans le Palais Communal  de Sienne et fini par le XXI°  de  BUSCH et OBAMA, en deux heures intenses et passionnantes. J'ai compris, si je ne le savais déjà, que la peur intarissable est aussi vieille que la terre. Qu'elle est constitutive de l'être humain : qui en temps de paix craint la guerre et en temps de guerre craint la violence qu'elle engendre. Depuis toujours la peur  et la culpabilité de la peur ont été des outils dans les mains des dirigeants, jusqu'au jour où toute peur  et honte bues le peuple se révolte et renvoie alors tel un boomerang la peur à ses propres manipulateurs. J'ai l'impression que la peur est d'autant plus grande que nous vivons dans une société que nous voulons de plus en plus sécurisée (assurances de toutes sortes, responsabilités accrues des acteurs sociaux, judiciarisation des conflits). Nous supportons de moins en moins  le risque et  la peur  tout en les mettant à l'épreuve continuellement dans  notre quotidienneté (voyages, avions, voitures, sports, comportements...) et ce  en parfaite contradiction avec notre soif d'aventure dont nous ne voulons plus assumer les risques qu'elle incombe.                                      Mireille MOUTTE 12 février 2015

mercredi 11 février 2015

L'OUCARPO Ouvroir de cartographie potentielle. Alpha ,Béta, Carta

vernissage
le vendredi 6 février 2015
à 18h30
suivi d'nterventions de
Marie Chéné et Guillaume Monsaingeon
La relation des cartes aux mots est vieille comme les cartes, sans avoir été vraiment traitée.
(...) Si les cartes donnent à voir et à croire, les toponymes font exister l’espace et les cartes figent parfois plus qu’elles n’inventent.

LE COMBAT



Bref
Une réflexion
Un regard
La décision
Mykonos, l’île des hommes nus est en flammes.
Il a surgi par la porte cochère environnée de fleurs
Échevelé
Vêtements en lambeaux
Et le cœur.
Larmes de sang.
Longue balafre abdominale.
Des mains expertes
Une agilité des doigts.
Son regard de mystique
Découvrant le sol bruyant, encombré, des lieux de culte.

C’est la saison des moissons
Les mulets tirent le charroi

Le soldat de fer, de feu,
Brise les chaînes qui l’entravent,
Il éventre
La soldatesque hurlante.

Lente respiration.

Son feu intérieur le dévore.


©lieux du combat
christian cazals

lundi 9 février 2015

Post de Laura Manach
Stigmates,


Lorsqu'elles entrent en ravissement certaines visionnaires pleurent tellement qu'il faut mettre un seau dans leur cellule.
D' autres saignent tous les Vendredis.
 Certaines passent leur nuit à se battre contre le diable.
( comment expliquer ces phénomènes ).


Agnès Girard ( libération de ce jour )