dimanche 15 février 2015
samedi 14 février 2015
COMPLAINTE DU SOLDAT X
Complainte du soldat X
Il est maintenant
devant l’échéance
Aperçoit celle qu’il
va devoir combattre
Elle lui sourit.
Ainsi elle lui fait
signe,
l’interpelle,
le séduit.
Un combat qui va
devenir. âpre
Un combat jusqu'à plus soif.
Il foule le sol avec
maladresse
Les petites pierres
du sol
en chemin escarpé
Arrachent la peau.
Chaque pas est un
effort
La musculature se
tend.
Les membres se
roidissent.
©christiancazals 2015
vendredi 13 février 2015
NOTES DE Mireille MOUTTE- Patrick BOUCHERON ( Historien Médiéviste )
Il
n'y a pas d'âge pour s'instruire ! J'ai assisté hier soir à une
conférence au Mucem sur la peur ancestrale d'hier et médiatique
d'aujourd'hui. Vaste domaine, traité d'une main de maître par Monsieur
Patrick BOUCHERON, historien, médiéviste. Nous avons commencé au XIV°
siècle par la fresque du bon gouvernement peinte par Ambroglio
LORENZOTTI dans le Palais Communal de Sienne et fini par le XXI° de
BUSCH et OBAMA, en deux heures intenses et passionnantes. J'ai compris,
si je ne le savais déjà, que la peur intarissable est aussi vieille que
la terre. Qu'elle est constitutive de l'être humain : qui en temps de
paix craint la guerre et en temps de guerre craint la violence qu'elle
engendre. Depuis toujours la peur et la culpabilité de la peur ont été
des outils dans les mains des dirigeants, jusqu'au jour où toute peur
et honte bues le peuple se révolte et renvoie alors tel un boomerang la
peur à ses propres manipulateurs. J'ai l'impression que la peur est
d'autant plus grande que nous vivons dans une société que nous voulons
de plus en plus sécurisée (assurances de toutes sortes, responsabilités
accrues des acteurs sociaux, judiciarisation des conflits). Nous
supportons de moins en moins le risque et la peur tout en les mettant
à l'épreuve continuellement dans notre quotidienneté (voyages, avions,
voitures, sports, comportements...) et ce en parfaite contradiction
avec notre soif d'aventure dont nous ne voulons plus assumer les risques
qu'elle incombe. Mireille MOUTTE
12 février 2015
mercredi 11 février 2015
L'OUCARPO Ouvroir de cartographie potentielle. Alpha ,Béta, Carta
vernissage
le vendredi 6 février 2015
à 18h30
suivi d'nterventions de le vendredi 6 février 2015
à 18h30
Marie Chéné et Guillaume Monsaingeon
La relation des cartes aux mots est vieille comme les cartes, sans avoir été vraiment traitée.
(...) Si les cartes donnent à voir et à croire, les toponymes font exister l’espace et les cartes figent parfois plus qu’elles n’inventent.
LE
COMBAT
Bref
Une réflexion
Un regard
La décision
Mykonos, l’île des hommes nus est en flammes.
Il a surgi par la porte cochère environnée de fleurs
Échevelé
Vêtements en lambeaux
Et le cœur.
Larmes de sang.
Longue balafre abdominale.
Des mains expertes
Une agilité des doigts.
Son regard de mystique
Découvrant le sol bruyant, encombré, des lieux de
culte.
C’est la
saison des moissons
Les mulets
tirent le charroi
Le soldat
de fer, de feu,
Brise les
chaînes qui l’entravent,
Il éventre
La
soldatesque hurlante.
Lente
respiration.
Son feu
intérieur le dévore.
©lieux du combat
christian cazals
lundi 9 février 2015
| Stigmates, Lorsqu'elles entrent en ravissement certaines visionnaires pleurent tellement qu'il faut mettre un seau dans leur cellule. D' autres saignent tous les Vendredis. Certaines passent leur nuit à se battre contre le diable. ( comment expliquer ces phénomènes ).
Agnès Girard ( libération de ce jour )
|
dimanche 8 février 2015
mardi 3 février 2015
Ce que dit Philippe Lefait au sujet des mots de minuit
|
POUR A...
La Goutte Ultime
Il avait subi le traitement jusqu'au bout des gestes
du chamelier.
Isolé dans la cellule du monastère du désert
sur les contreforts de l'immense Atlas.
Une herbe sèche et des petits rochers
acérés
couvrent les pentes.
La cache troglodyte
se dresse, pal humide ruisselant de rosée,
au centre de l'étendue désertique.
Un sein de femme vide, plaisir lointain...
Il a bu à la tétine
jusqu'à la goutte ultime
la vie à nouveau colore son visage.
Une chèvre du désert lui lèche les pieds.
Son corps reprend vie.
Elle circule à nouveau sous l'impulsion du breuvage.
Le liquide pénètre en lui par de multiples conduits translucides.
La goutte en lui
ultime
redonne vie.
Isolé dans la cellule du monastère du désert
sur les contreforts de l'immense Atlas.
Une herbe sèche et des petits rochers
acérés
couvrent les pentes.
La cache troglodyte
se dresse, pal humide ruisselant de rosée,
au centre de l'étendue désertique.
Un sein de femme vide, plaisir lointain...
Il a bu à la tétine
jusqu'à la goutte ultime
la vie à nouveau colore son visage.
Une chèvre du désert lui lèche les pieds.
Son corps reprend vie.
Elle circule à nouveau sous l'impulsion du breuvage.
Le liquide pénètre en lui par de multiples conduits translucides.
La goutte en lui
ultime
redonne vie.
©Hal Saint Éloi 1.02.2015 christiancazals
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