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L'écume blanche immaculée
et les filaments de bave jaune irisés de larmes sanguinolentes le corps sans vie de la rose échouée,
lacérée, ouverte dans l'acharnement amoureux,
suppliciée en haute mer,
écartèlement des membres abandonnés,
plaques violacées tissus martyrisés senteurs des algues marines dispersées.
Les pétales dispersés sont les ailes d'un ange sombre.
Une étrange musique sur le rythme du ressac le sang mêlé au liquide nacré des jouissances antérieures.
Le soleil inonde la plage, illumine la rose flétrie.
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dimanche 20 juillet 2014
LA ROSE ÉCHOUÉE
samedi 19 juillet 2014
Rassemblement pro Palestinien. DIRE ET REDIRE UN ACTE POÉTIQUE. UN ENGAGEMENT. POÈME DU COMBAT
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| Rassemblement in London. Frilosité de l'état Français à Londres il y a une Reine |
| Rassemblement malgré l'interdiction au Métro Barbès. * Affrontements avec les forces de l'ordre. Forces de l'ordre et bombes lacrymo en fin de manif. Vous pouvez vous assoupir et digérer messieurs du gouvernement.
Pour A.H Poème du combat
Monsieur le Président
Il ne sert à rien d'interdire.
Monsieur le Président vous avez interdit une manifestation juste Monsieur le Président une manifestation pour la défense de la population palestinienne, Monsieur le Président une population sous la torture de Tsahal, armée Israélienne, Monsieur le Président une armée qui arrose aveuglément de missiles, femmes, enfants, Monsieur le Président des combattants blessés tombent sous les obus, Monsieur le Président vous avez interdit une manifestation juste par démagogie, Monsieur le Président sachez que l'interdiction est une violence Monsieur le Président il était inutile de l'étayer d'une décision de justice Monsieur le Président elle demeurait une violence. Monsieur le Président pour certains la violence s'oppose à la violence. Monsieur le Président tournez votre regard vers les villes qui n'ont pas interdit la manifestation. Tout s'est passé dans le calme et la dignité. Monsieur le Président, à nouveau, vous venez d'essuyer un échec, le plus grave. Sur la plage de GAZA, criblée d'obus, des enfants morts, Une danseuse solitaire, les vagues glissent vers ses pieds, l'écume enveloppe ses chevilles, Une caresse. Désir de vivre. ©christiancazals |
vendredi 18 juillet 2014
GAZA
Nous avons fait parvenir à la Présidence de la République, Palais de l'Élysée. dans la nuit du 18/ 07 au 19/07 à 4h au matin, un mail de protestation cotre l'interdiction de la manifestation du 19/07/2014.
Hommage aux 4 enfants jouant sur la plage avant d'être assassinés par les bombes sionistes...
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jeudi 17 juillet 2014
PERFORMANCE EN BORD DE MER/ Synopsis d'un tournage.
Me voila sur les
bords d’une mer sans nom, une plage recouverte de déchets,
mon regard se perd à
l’horizon plongé dans un brouillard dense,
des points lumineux
transparaissent dans cette enveloppe ouateuse,
certainement des barques
à la dérive,
les barques des âmes
perdues.
Tôt le matin il faut
plisser les yeux,
il faut que le regard
soit un rayonnement laser qui, impérativement,
atteigne sa cible.
Tu es à mes côtés, et observe cette scène.
Ressentir ta pensée en moi, tes désirs. Me souvenir de tes paroles, de tes écrits.
Ton aura me pénètre, glisse en caresses sur les fibres de ma chair.
Une voluptueuse présence.
Acte sensuel du toucher.
Des larmes coulent
de tes yeux
de mes yeux.
Je te vois en danseuse solitaire observant ma pénétration dans les vagues.
Tu es à mes côtés, et observe cette scène.
Ressentir ta pensée en moi, tes désirs. Me souvenir de tes paroles, de tes écrits.
Ton aura me pénètre, glisse en caresses sur les fibres de ma chair.
Une voluptueuse présence.
Acte sensuel du toucher.
Des larmes coulent
de tes yeux
de mes yeux.
Je te vois en danseuse solitaire observant ma pénétration dans les vagues.
| PERFORMANCE |
mercredi 16 juillet 2014
mardi 15 juillet 2014
MES MAINS TREMBLENT
Mes
mains tremblent...qui écrivent
tirent
le trait,
pointent
le signe
un
cercle.
Premier
geste au matin
la
terrasse vibre le chant des oiseaux éveille nos corps
-
le souvenir de cette maison indienne –
Sur
la route de Madras
le
toit est ouvert
-
un regard sur les astres –
Tu
glisses sur la couche
les
bras
les
jambes
un
insecte à cuirasse lumineuse
casqué
en guerrier de feu.
Au
matin retrouver la souplesse du corps
Shakti
... Indra
Lovés
en fleur déployée.
L'œil était dans la tombe et regardait Caïn... V. HUGO
| L'œil était dans la tombe et regardait Caïn. V. HUGO |
La conscience
Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
lundi 14 juillet 2014
Né en 1978, Andrew Esiebo vit et travaille à Lagos, au Nigeria. Il est l’un des membres fondateurs du collectif nigérian Black Box. Andrew Esiebo s’est formé avec un premier appareil qu’on lui a offert en 2000, en photographiant les jeunes de sa génération, la vie nocturne, le football, le renouveau de la ferveur religieuse, l’essor urbain, et les traditions culturelles du Nigeria. En 2011, il est l’un des trois artistes lauréats des Résidences de Photoquai.
www.andrewesi
| Regard sur LAGOS Lagos est un pivot commercial central en Afrique de l’Ouest. Une ville qui vibre. Au regard du monde extérieur, elle peut paraître chaotique et submergée par le trafic, le crime, les infrastructures détériorées, les immondices et la pauvreté. Pourtant ses habitants en font un endroit pour y vivre. Venant moi-même d’une ville plus tranquille, Ibadan, je suis toujours frappé par leur énergie, leur esprit et leur humour. Mon travail est ainsi inspiré par la vie des rues de Lagos. Andrew Esebo |
dimanche 13 juillet 2014
DITS DE MES NUITS
Dits de mes nuits
Une respiration, un soupir,
Balbutiements,
Chatoiement des lèvres et sons
Le lieu secret résonne, chapelle en écho,
Voix de gorge, chant,
Les paroles feutrées, mots silencieux,
D’amour,
Un rayon de lune
Caressant le charme des formes étendues.
Chuchotis.
J’articule en silence.
Tu laisses filer les pensées
Mes gestes sont les réponses
Un souffle, onomatopées,
Des paroles inintelligibles.
C’est le
chant du coq
Paroles claires
Enfin le défilement des mots reconstruits
Sensualité du geste phrases intelligibles.
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