jeudi 8 mai 2014

SIR ANGUS WILSON

.... Bref ils ont du fric maintenant..; je pense mes parents...mais ils ne croient pas en moi." Ils me prennent pour un raté, ou pire. Mais ça m'est égal; ils verront bien. Je me cherche c'est tout.
Si ma mère n'était pas morte elle aurait compris. Elle tenait à ce que je sache m'exprimer correctement, ma mère. C'est vrai que je parle bien, même si je n'écris pas correctement.

Bien sûr, si j'avais été poète ça n'aurait pas eu tellement d'importance:la poésie ça n'est pas une question de style, c'est les mots qui ont de l'importance. Faire de la poésie c'est un peu peindre avec des mots à mon avis. Quand j'ai vu rouge et que j'ai presque tué ce garçon ma mère m'a conduit chez un psychologue.
Mais après elle est morte et mon père s'est remarié avec sa putain.


 

mardi 6 mai 2014

MOUSSA
Histoire de Moussa


le pinceau effilé de son pied caresse les fines particules des roches cristallines dé-
posées par les mouvements de la terre.
Le ressac impitoyable rythme le chant de Moussa.

Moussa sur la proue de la pirogue
chante avec les oiseaux.

Il pince les cordes de la kora que le soleil illumine.
La musique guide le pêcheur sur l'océan.
L'esquif solitaire dirige sa proue vers le large
l'horizon s'éloigne à chaque plogée de la pagaïe.

Le filet s'étale et s'enfonce – plonge vers les fosses antiques de l'océan et emprisonne
la faune / flore à l'entour des épaves enfouies et des âmes de marins perdus.

Un silence de planète naissante, de soleil écartelé sur la masse des nuages, de blancheur de lune enveloppe le corps de Moussa... plus tard c'est dans un manteau
lumineux de fourrure sauvage, de rugissements nocturnes, de glissements - l e boa
constrictor rampe vers sa proie – un manteau cousu d'étoiles, de planètes filantes que Moussa s'endort.
La crête des vagues.
Un rayon de lune.


©christiancazals.


Le petit matin...

La chèvre bêle
chant d'amour et de noce
parfum du matin

lundi 5 mai 2014

MOUSSA

Moussa

Il dessine une kora sur le sable
Une trace
dans l'' or dispersé
sur l'' océan les jours de grand vent.
Un sillon d' où sort la musique des anges.
Moussa l'enfant né de l'' arbre marche sur la plage
et son regard
fixe une pirogue de bois peint.
Au bout de la plage le mirage...
une image déformée – case de terre et de paille -
la chaleur submerge le village,
le chant du piroguier
départ en haute mer.
Moussa laisse filer les grains de sable
une huile lumineuse sourd de sa peau.
Luisante, joyau étendu.
Il veille sur la pirogue de bois peint.


©christiancazals

dimanche 4 mai 2014

SOUFFLER LA SEMENCE

SOUFFLER

FÊTES VÉNITIENNES

Les Fêtes Vénitiennes.


Masques et Bergamasques / Palazzo di Borghho


Des Pierrots lunaires, d'extravagantes sorcières, des diables en rut hurlant la jouissance des enfers, accouplements de divinités chthoniennes, musique angélique sur la lagune, tambourins, mandolines, guitares, grands éclats de rire et cris énamourés, chants de gorge et roucoulis...
Le corps souple des femmes au rythme languissant autour du nouvel arrivant.
Des chuchotis...


le Comte...


le Comte...
aussi des larmes, et Fausta s'avançant vers lui mue par le désir,
attirée par sa présence.
*
Elle pénètre l'aura du comte pour se perdre.
Noblesse de sa démarche,
mouvement souple des hanches,
creux des lombes au parfum musqué.
*
En toute sérénité son corps glisse et vient se lover contre celui du comte.
Une coupe est tendue par un jeune éphèbe.
Le champagne glisse dans le corps échauffé de Fausta
son visage s'empourpre,
les lèvres s'entrouvrent,
une étrange vibration l'agite.
Le couple pénètre la foule multicolore, folle de rythme et de musique.
Ils disparaissent.
Au lever du soleil
les amants en lévitation iront sur les bords de la lagune.
Fausta, blottie dans les bras du comte laisse son regard se perdre
dans les brumes matinales.Épuisée elle ferme les yeux.
Les derniers masques s'éloignent du palais.
La respiration des amants sera une.

©christiancazals.Fêtes vénitennes

vendredi 2 mai 2014

L' ÉTREINTE


Il faut que la mort m'étreigne
Et chante la douleur.
Il faut qu'elle parcoure les champs d'avoine,
passe sa main calleuse dans le brun de ta chevelure.
Il faut que la mort se perde
au profond de ton visage d'enfant.
Se perde à nouveau dans ta chevelure
soyeuse et bouclée, luisante, du soleil africain.
A l'heure du soleil vespéral, de la lune montante,
soyons un couple de feu et de chants rauques.
Enchantons le défilé entre les roches du désert.
Thanatos m'emportera.
Tu resteras sur la berge du fleuve

©christiancazals

jeudi 1 mai 2014

LA SOURCE LA FISSURE.

LA SOURCE LA FISSURE

LA FISSURE


Imperceptible.

Les berges se fendillent.
Gaïa verse des larmes.
UNE SEMENCE.
Source offrant un liquide mordoré
Nous pénètre aux heures chaudes d'un été paresseux.
Terre arable sous le soc du Chaos initial engendre Ouranos.
Elle s'enveloppe dans les étoiles. Un souffle se répand sur notre corps.

Inassouvi.
Et pénètre nos orifices.
Ceux de Gaïa.
La pelle du fossoyeur.

Les Muses nous couvrent de fleurs.
Le Chant de la pluie.
L'odeur d'un sexe, un visage en pâmoison.

IMAGE DE LA TERRE.


©christiancazals

AFRICULTURES

mercredi 30 avril 2014

Salon de Tanger
Présentation de poésie



 Le Maroc est une Afrique dont les racines partent des confins du Niger et dont les frondaisons touchent l’Andalousie. [...] La réflexion sur l’africanité du Maroc conduit naturellement à s’interroger sur cette notion, sur les identités des pays d’Afrique. Elle nous guide vers une problématique plus générale. [...]
Le 18ème Salon International de Tanger des livres et des arts 2014, installé à la jonction entre l’Europe et l’Afrique, nous permettra de revenir sur ces questions centrales pour notre avenir à tous et celui du Maroc en particulier de la géographie de l’histoire des flux démographiques, et des échanges économiques, de la création intellectuelle et artistique sur ce continent fragmenté.
Cette thématique après celle de la révolution numérique en 2012, et celle de l’éloge de la lenteur en 2013, en constituera comme une synthèse.

mardi 29 avril 2014

MARCHER NUE SUR LES RIVAGES DE L'ADRIATIQUE

Marcher NUE sur les rivages de l'Adriatique


Pour la première fois je l'ai vu marcher sur le sable répandu depuis des siècles
De fins coquillages sur le rivage de l'Adriatique et le sable à perte de vue.
Des petites roches sur lesquelles mes pieds se fendaient.
Il y avait du sang.
Ce fut d'abord le balancement des hanches. .La séduction de ce mouvement
brilla dans mon regard.
Les vagues venaient s'étaler à mes pieds,
l''écume autour des mollets.
Encore dans les oreilles le chant des gondoliers,
le parfum pourrissant des ruisseaux encombrés
et celui de la jeune femme sur la plage.
Un parfum mélangé.
Il allait bientôt faire nuit.
Son corps nu enchantait le couchant.

lundi 28 avril 2014

La première fois que je l'ai vu marcher nue sur les rivages de l'Adriatique.


De fins coquillages dispersés sur la bande de sable, fouler cet espace vierge,
Sensation étrange que le sable volcanique glissant entre les orteils,
Le verre pilé du sable pas encore verre, est suffisant pour balafrer la plante du pied.

dimanche 27 avril 2014

ACTIVITÉ NOCTURNE

Dans la nuit, il pleuvait et on entendait la pluie sur les vitres battues parle vent, un mot est venu s'imposer à mon cerveau. Il s'agissait du mot quintessence.
En recherchant dans les racines grecques, latines, médiévales on déduit que ce mot est la substance éthérée, subtile, que certains philosophe de l'Antiquité ajoutaient aux quatre élément d'Empédocle (l'eau, la terre, l'air, et le feu).
Selon l'Alchimie c'est la partie la plus subtile extraite d'un corps, notamment par distillation.
C'est aussi ce qu'il y a de meilleur, d'essentiel dans une chose.
(Synonyme de Substantifique moelle).

vendredi 25 avril 2014

Préambule au blog érotique MYKONOS et a certain poèmes de ce blog.


La construction d'un poème érotique et du blog dont il est issu, répond à de nombreux impératifs à commencer par le respect dû au modèle qui est à l'origine du texte mais aussi à celui dû au lecteur. L'écrivant se doit de rechercher une perfection parfois difficile à trouver. Ce blog et en particulier les deux poèmes concernés, Ikebana et Trilogie en sont le vivant exemple.

" Le respect porté aux autres rejaillit sur soi,
si l'on nie le sacré dans l'autre, on nie le sacré en soi."

( Raymond Johnson. Psychiatre et psychanalyste Africain)