jeudi 11 octobre 2012

FLESCH.

FLESCH


Le soleil brille t-il dans nos yeux/

Il me caresse la peau d’une chaleur intense/

Indicible est mon désir/

Ton gémir/

Savoir le bonheur écartelé/

Et l’or déposé sur mes lèvres/

C’était dans un temps de création du monde/

J’entends le grondement/des volcans/

Ainsi surgit la vie/

C’était dans un temps de création du monde.




©boucherif
Vincent BALAÝ & AgnèsMOTTELET

Maison du Courbier ( St MONTAN )



AGNÈS ET VINCENT SONT HEUREUX DE VOUS ACCUEILLIR
À " LA MAISON DU COURBIER" DE 10H à 19H  le 13 et le 14 octobre!!!


GHÉRASIM LUCA. Prendre Corps

je te flore /
tu me faune /
je te peau / je te porte / et te fenêtre /
tu m’os / tu m’océan / tu m’audace / tu me météorite /
je te clé d’or / je t’extraordinaire / tu me paroxysme / tu me paroxysme / et me paradoxe / je te clavecin / tu me silencieusement / tu me miroir / je te montre / tu me mirage / tu m’oasis / tu m’oiseau / tu m’insecte / tu me cataracte / je te lune / tu me nuage / tu me marée haute / je te transparente / tu me pénombre / tu me translucide / tu me château vide / et me labyrinthe / tu me parallaxes / et me parabole / tu me debout / et couché / tu m’oblique / je t’équinoxe / je te poète / tu me danse / je te particulier / tu me perpendiculaire / et sous pente / tu me visible / tu me silhouette / tu m’infiniment / tu m’indivisible / tu m’ironie / je te fragile / je t’ardente / je te phonétiquement / tu me hiéroglyphe / tu m’espace / tu me cascade / je te cascade à mon tour / mais toi / tu me fluide / tu m’étoile filante / tu me volcanique /  nous nous pulvérisable / nous nous scandaleusement / jour et nuit / nous nous aujourd’hui même / tu me tangente / je te concentrique / concentrique / tu me soluble / tu m’insoluble / en m’asphyxiant / et me libératrice / tu me pulsatrice / pulsatrice / tu me vertige / tu m’extase / tu me passionnément / tu m’absolu / je t’absente / tu m’absurde / je te marine / je te chevelure / je te hanche / tu me hantes / je te poitrine / je buste ta poitrine / puis ton visage / je te corsage / tu m’odeur / tu me vertige / tu glisses / je te cuisse / je te caresse / je te frissonne / tu m’enjambes / tu m’insupportable / je t’amazone / je te gorge / je te ventre / je te jupe / je te jarretelle / je te peins / je te bach / pour clavecin / sein / et flûte / je te tremblante / tu m’as séduit / tu m’absorbes / je te dispute / je te risque / je te grimpe / tu me frôles / je te nage / mais toi / tu me tourbillonnes / tu m’effleures / tu me cerne / tu me chair cuir peau et morsure / tu me slip noir / tu me ballerine rouge / et quand tu ne haut talon pas mes sens / tu es crocodile / tu es phoque / tu es fascine / tu me couvres / et je te découvre / je t’invente / parfois / tu te livres / tu me lèvre humide / je te délivre / je te délire / tu me délire / et passionne / je t’épaule / je te vertèbre / je te cheville / je te cil et pupille / et si je n’omoplate pas / avant mes poumons / même à distance / tu m’aisselle / je te respire / jour et nuit / je te respire / je te bouche / je te baleine / je te dent / je te griffe / je te vulve / je te paupière / je te haleine / je t’aime / je te sens / je te cou / je te molaire / je te certitude / je te joue / je te veine / je te main / je te sueur / je te langue / je te nuque / je te navigue / je t’ombre / je te corps / je te fantôme /
je te rétine/ dans mon souffle/ tu t'iris/
je t'écris/
tu me penses

*

MANGROVES

Broderies des premiers jours du monde
 racines solidement ancrées dans le limon des marais,
 caryatides marines élevant les bras maculés de boues saumâtres
 enchevêtrement
 en marges des bolongs et des berges mystérieuses
 cachette secrète
 vulve palpitante de vie sous-marines
 quand la lune transperce les branches tourmentées du baobab géant.


"Pensée d'un lamantin caché et sommeillant sous les palétuviers"


*

Heures Africaines

LES PIROGUES

Les pirogues alanguies
Proues vers l'horizon,
Chargées de filets usagées.

L'équipage attend la nuit tombée
La chute du soleil
la montée de la lune.

Alors il poussera l'esquif coloré
Tout muscle bandé.

Un chant s'élèvera vers les étoiles.
Chant de mer et de travail.



©boucherif 






BETH HART ET JOE BENAMASSA



mardi 9 octobre 2012

MISCELLANEES 2 /: CYGNE

MISCELLANEES 2 /: CYGNE: CYGNE Couleur du cygne, épaisseur ouatée de ses ailes,   Chant de ton cœur, Et longueur de tes bras, Chaleur, Joie, care...

CYGNE



CYGNE


Couleur du cygne, épaisseur ouatée de ses ailes,
 Chant de ton cœur,
Et longueur de tes bras,
Chaleur,
Joie,
caresse.

Couleur du cygne, épaisseur ouatée de ses ailes.
Froideur de la neige
Pureté d’une robe,
Pureté  blanche
Et calme du velours,
Ses replis sa douceur.
Glissement.

L’alcôve saigne.

samedi 6 octobre 2012

TRAVAILLEUSE





Travailleuse des bois et
  des terres incultes.
Des souches en décomposition.
La cigale chante...
Elle... est à l'œuvre été comme hiver.

Quant à la cigale elle ne se soucie de rien.

vendredi 5 octobre 2012

ENTREBAILLEMENT

Sur les branches de mon arbre
Piquées de l'insondable richesse du
givre
Je dépose une larme
Et mon cœur
Et tout ce qui frémit
Dans le courant profond de ma vie.

Je laisse à tes mains
Le soin de cueillir ce qui palpite
qui résiste
qui rechigne
Et ce qui tombe mûr
Un matin de printemps.




LA KORA.

LECTURE SOUS L'ARBRE SACRÉ.


La Kora est issue de la culture mandingue et associée dans la tradition orale du pays à une légende.
La kora fut découverte par le chef de guerre Tira Maghan Traoré qui l'offrit à un de ses compagnons Djelimaly Oulé Diabaté qui la transmise à son fils Kamba.
La première kora est l'instrument personnel d'une femme génie vivant dans les grottes de Kansala en Gambie.
Le grand chef de guerre fut ému par la musique de cet instrument et décida d'en déposséder la femme génie
pour l'offrir à son ami griot Djelimaly qui à son tour la transmit à son fils Kamba.
Ainsi elle passa de père en fils jusqu'à Tilimaghan Diabaté qui l'introduisit au Mali.
C'est véritablement l'instrument du griot.
Indissociable de cette caste à laquelle appartiennent ces troubadours africains, gardiens de la tradition orale.
La kora n'est pas que musique, elle transmet la tradition que celle ci soit la joie ou la tristesse.


La tradition africaine est souvent chargée d'histoires tristes.

 *

mercredi 3 octobre 2012

NOMADE



Le vent cesse sa furieuse symphonie.
Le rocher craque émet un chant sous le soleil qui chauffe et écartèle le minerai refroidi la nuit précédente.
La caravane sort lentement de l'emprise du sable, les dromadaires se dressent et blatèrent. Le désert endormi sort de la léthargie d'une chaude journée.
L'homme bleu, guerrier à la chevelure épaisse,à l'œil étincelant sous son chèche, secoue sa gandoura et s'agenouille priant Dieu.
Le désert s'anime et la longue file marchande s'étire.

On attend le chef.

Deux ou trois chiens furieux aboient et tourne autour des dromadaires et des hommes.
Des enfants crient et poursuivent les chèvres qui leur donnent du lait.

Soudain le silence.

Sortant d'une faille illuminée de cristaux de sel un enfant nu lève le bras.
La caravane s'ébranle.

GUERRIER BLEU

mardi 2 octobre 2012

LE CŒUR OUVERT

Des lunes, une
Blancheur spectrale, la peur,
Le frisson d’Éros.

*
Visage d’ambre
Une caresse chaude
Plumes d’un ange.

*
Brève nuit d’été
Ils sont en méditation
Lèvres sanglantes.



*©boucherif

lundi 1 octobre 2012

L'ALTERNATIVE

Des senteurs opiacées
l' alternative de ton chant roucoulé
et de la danse
vibration d'un corps esseulé
l'alternative de ton regard
de tes yeux occultés
et des larmes
sur le visage
lent glissement des mains dans une exploration

savante.

Égarement dans la chevelure.

Abandon.