dimanche 1 janvier 2012

LE DOS MIROIR DE L' ETRANGE.

Paul VERLAINE/ J.B.BARONIAN





" VERLAINE  est un poète à part. Il n'est pas un parnassien, il n'est pas un symboliste, il n'est pas un décadent, il n'est pas un émule de Victor Hugo ni un émule d'Alfred de Musset, il n'est pas davantage un disciple de Gérard de Nerval ni un disciple de Charles Baudelaire, et il n'est pas non plus le double assagi d'Arthur Rimbaud.
Non, il est lui-même, prodigieusement et totalement lui-même, et il est à lui seul tous ceux qui l'ont influencé et tous ceux qu'il a surpassés grâce à son génie poétique"  Jean Baptiste BARONIAN

mercredi 28 décembre 2011

LE CORPS. LES LIEUX

LE CORPS

IL Y A DES LIEUX DE JOUISSANCE

IL Y A DES LIEUX DE SOUFFRANCE

L'ANGOISSE NOUS BOULEVERSE

DES ANGES NOUS SOUTIENNENT ET NOTRE MARCHE EST DIFFICILE.






mardi 29 novembre 2011

dimanche 27 novembre 2011

EN PARTANCE POUR LA PÊCHE / SAINT LOUIS DU SÉNÉGAL.

Retour de la Pêche
Tôt le matin la flottille est de retour. La veille ils sont partis au large évitant la route des cargos et des tankers.
Le marché va pouvoir débuter et les femmes des pêcheurs sont à l'ouvrage, les cris des enfants et les chants,
couverts par la musique et les rythmes du djembé. Le marché durera jusqu'à midi.

IMPRÉGNÉ DE MAZOUT?

Plage de l'Inde du Nord proche d'un site industriel.
Oiseau de mer englué de mazout
Photo Posthume de Marck CAZALS(copie)

jeudi 24 novembre 2011

L'ATELIER DU VERRE " MÉLANIE"


Verre Souflé


Mélanie expose actuellement à l'Atelier du Verre, 1,Rue L. Estrine à Saint Rémy de Provence, un ensemble de pièces en verre soufflé et sculpté.



vendredi 18 novembre 2011

"... EN TOUT CAS IL N'Y AVAIT QU'UN TUNNEL... "


"... en tout cas il n'y avait qu'un tunnel, obscur et solitaire: le mien..."
     ( Ernesto Sabato)



 MON TUNNEL AU BOUT DU CHEMIN








Marche difficile et douloureuse
Bruit des pas sur le cailloutis
Les traverses de bois goudronné maintiennent le rail rectiligne
et pénètrent au cœur de la colline
en moi pénètre le souffle d'une vie,
d'un regard,
en moi le chant de la montagne,
des elfes de la source surgit des flancs de la roche,
des nymphes.
                    Les muses accompagnent nos pas.
L'odeur du goudron chaud
le chant des oiseaux s'abattant dans les buissons environnants,
un chant,
mais aussi un cri,
parfois un rire satanique,
j'aime ce parcours qui m'entraîne vers l'entrée de mon tunnel.   

mercredi 16 novembre 2011

CAIO FERNANDO ABREU

Quand tout paraît sans issue on peut toujours chanter, je continue à le penser. Voila pourquoi j'écris.

SULTANE.

Elle fut recueillie sur un trottoir, dans le débarras d'un brocanteur qui nous laissa la belle pour une bouchée de pain.


PENSÉE

PENSÉE

Un oeil largement ouvert sur la nature qui l'environne. Peut-être un papillon sur une fleur printanière.
Il écoute le chant des oiseaux, un moteur qui ronronne dans le lointain, un homme qui s'avance dans l'herbe, le caresse et lui offre une ration d'avoine.

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lundi 14 novembre 2011

L'Ordre et la Morale. Mathieu KASSOWITZ

L'Ordre et la Morale de Mathieu Kassovitz, Samir Ardjoum
L'affiche du film est claire : un soldat de l'armée française, cache sa tristesse sous le drapeau national. Il est en deuil, tout comme le cinéma de Kassovitz, qui revient à la charge ! L'Ordre et la morale est un film coup-de-poing, un film de genre, un cinéma politisé qui, malheureusement, ne donne pas forcément le résultat escompté.
Entre les deux tours de l'élection présidentielle de 1988, sur l'Île d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie, des troupes militaires françaises donnèrent l'assaut, après la prise d'otages par des indépendantistes Kanaks de neuf gendarmes mobiles. Tiré de ce fait réel et adapté en partie de La Morale et l'action de Philippe Legorjus, capitaine du GIGN au moment des faits et interprété par Kassovitz lui-même, L'Ordre et la morale se veut une retranscription minutieuse de cette tragédie, tout en cernant les enjeux politiques (bras de fer entre la Droite de Chirac et la Gauche de Mitterrand) et spirituels (Les Kanaks, leur soif d'indépendance, la tolérance sous toutes ses formes). Ainsi, Kassovitz se refuse à prendre parti, et navigue avec force travellings entre les destins de ses personnages, leurs doutes et surtout leur impuissance à trouver des solutions (Legorjus et Dianou, chef des indépendantistes, sont ouverts au dialogue mais l'intérêt personnel de leurs supérieurs sera le véritable déclencheur du massacre).

Kassovitz a toujours filmé une incompréhension. En véritable sismographe de l'actualité, il place constamment la barre (très) haute en se réappropriant les travers de sa société. Quand il filme La Haine ou Assassin(s), il met ostensiblement en cause la pertinence de sa propre démarche. Cette autoflagellation thérapeutique est risquée car elle peut donner des œuvres claustrophobes où le spectateur aura l'impression d'être enfermé malgré lui dans une bulle politisée. La plupart des séquences sont là pour souligner que cette entreprise de survie était vouée à l'échec. Ainsi en est-il de ces images où les protagonistes, plus des silhouettes que des êtres de chair et de sang, clament des dialogues téléguidés ("Que cherchent-ils ?" questionne un haut-gradé, "Leur indépendance" répond laconiquement Legorgus).

Dans L'Ordre et la morale, les plans de Kassovitz sont très souvent lourds (de sens), redondants (une musicalité empirique) et n'offrent aucune respiration - d'où une impression désagréable pour le spectateur d'avoir été pris à parti et finalement pointé du doigt. Ce trop-plein est renforcé par un scénario en dents de scie, Kassovitz trouvant ses marques en ne filmant que des rebondissements. Les pauses narratives, le temps qui passe, les respirations, les lignes claires et l'horizontalité du quotidien ne l'intéressent pas. Kassovitz ne se limite pas à l'enregistrement du réel, il le choque, le bouscule et le vampirise.

Kassovitz s'est toujours dérobé sous des effets artificiels, au détriment de la forme réflective. Ses films, véritables cris de colère et coups de poing visuels, génèrent (trop) souvent un discours politique édifiant où le moindre dialogue sonnerait comme un couperet. Cela n'a pas empêché La Haine en 1995 puis, deux ans plus tard, Assassin(s), de faire du bruit et marquer le paysage cinématographique français. Sujets tabous (la condition précaire des Français des Cités, la vulgarisation de la violence à travers les médias), cadrages soignés et direction d'acteurs irréprochable ne suffisent pas à en démystifier l'aura. Il y a certes beaucoup d'amour dans son filmage, qu'on retrouve par exemple dans cette séquence où l'un des rescapés raconte avec beaucoup de minutie à Legorgus le déclenchement de la prise d'otages. À cet instant, Kassovitz, par le biais d'un travelling à 360°, montre cette attaque en direct tout en conservant Legorgus et le rescapé dans le même plan. Le présent observe le passé de telle façon que Kassovitz semble nous dire que la confrontation des corps et de l'esprit était inévitable. Mais il est dommage que la vacuité de sa forme soit devenue le sacerdoce des échecs artistiques de Kassovitz. L'Ordre et la morale ne déroge pas à la règle.
Samir Ardjoum



Vacuité de sa forme?  J'attends de voir le film pour pouvoir me faire ma propre opinion.
Ce sera , n'en doutons pas, un film de qualité.


christian cazals

LE CONTE